Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a participé, lundi, à New York, à la réunion informelle des dirigeants de l’économie mondiale et des décideurs (IGWEL), à l’invitation du président du Forum économique mondial.
Tenue en marge de la 81e session de l’Assemblée Générale des Nations Unies, cette réunion a été consacrée à l’examen des perspectives de la coopération internationale à la lumière des mutations et des défis croissants auxquels le monde est confronté, a indiqué le département des Affaires étrangères dans un communiqué publié mardi.
A cette occasion, le ministre a souligné que la réponse à ces défis exige l’adoption d’une approche visant à rendre l’action multilatérale plus crédible, inclusive, équilibrée et efficace, estimant que le rétablissement de la confiance dans ce mécanisme diplomatique constitue une condition essentielle au développement des programmes de coopération internationale.
Il a, à cet égard, insisté sur la nécessité de respecter la souveraineté des États, les principes du droit international et de la Charte des Nations Unies, appelant à engager une réforme des institutions multilatérales et à renforcer la participation des pays du Sud dans l’élaboration des décisions et des normes internationales.
Le ministre a, en outre, mis l’accent sur l’importance de traduire les engagements internationaux en résultats concrets, notamment à travers la mobilisation des ressources financières nécessaires, le transfert de technologies et le renforcement des capacités.
Dans ce contexte, il a souligné la nécessité d’introduire des réformes sur l’architecture financière internationale et le développement de mécanismes de financement innovants au profit des pays en développement.
Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères a appelé à la nécessité de préserver des espaces de coopération concrète en dépit des divisions géopolitiques, notamment dans les domaines du climat, de la sécurité alimentaire et énergétique, de la santé, des migrations et de la gouvernance de l’intelligence artificielle.
Il a plaidé en faveur du renforcement du rôle de l’Afrique et des pays du Sud en tant que partenaires dans la définition de l’avenir du système international, réaffirmant la centralité du dialogue, du règlement pacifique des conflits et du respect du droit international, y compris le droit du peuple palestinien à l’autodétermination et à l’établissement de son État indépendant, pleinement souverain.
