Ne comparons pas l’incomparable. Alors que le Sept égyptien continue, à longueur d’année, de sillonner les grands bastions du handball mondial en Europe dans le cadre d’une large politique d’ouverture sur l’extérieur prônée généreusement par l’Etat et impliquant toutes les sélections du pays, chez nous, la fatalité veut que l’on se contente encore du peu, en attendant des jours meilleurs. De ce fait, pour préparer son Mondial, prévu au mois de janvier prochain en Allemagne, notre sélection des seniors hommes n’aura à disputer, en tout et pour tout, que deux tournois internationaux amicaux : le premier au mois de novembre à Hammamet avec la participation du Brésil, du Japon et de la Russie, tandis que le second aura lieu au mois de janvier à Lyon (France) et auquel prendront part l’Espagne, le Norvège et les Tricolores. C’est, avouons-le, maigrichon par rapport aux menus gargantuesques qu’on sert aux Pharaons. Toujours est-il qu’il va falloir obligatoirement en tirer profit pour éviter d’aller au Mondial en victimes expiatoires.
En attendant les pros
La préparation effective commencera donc tardivement, soit au mois de novembre, avec deux rassemblements hebdomadaires suivis dudit tournoi de Hammamet. De surcroît, nos pros vont sauter ce premier cycle des préparatifs. Ils ne seront récupérables qu’au cours du mois de décembre, comme le stipulent les règlements de l’IHF (fédération internationale de handball) applicables à toutes les nations qui y sont affiliées. A propos de nos pros, l’entraîneur national adjoint Omar Khedhira ne semble nullement s’en inquiéter, en nous rassurant qu’ils «font l’objet d’un suivi non-stop de notre part, surtout que la majorité d’entre eux évoluent en France, donc chez nous». Rappelons que notre interlocuteur exerce dans l’Hexagone le poste d’adjoint de notre sélectionneur Thierry Anti qui coache l’équipe de Chartres.
Mohsen ZRIBI
