Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, s’est entretenu mardi, à New York, avec la directrice générale de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), Amy Pope
Les relations de coopération entre la Tunisie et l’OIM ont été au centre de cet entretien tenu en marge de la session de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, indique un communiqué publié mercredi par le département des Affaires étrangères.
A cet égard, les deux parties ont examiné les résultats du mécanisme de retour volontaire et de réintégration qui a abouti au retour volontaire de 5 077 migrants en situation irrégulière depuis le 1er janvier 2026, portant ainsi à 25 351 le nombre total des migrants en situation irrégulière ayant bénéficié de ce mécanisme depuis sa mise en place.
Ils ont souligné l’importance de poursuivre la coordination entre toutes les parties, afin d’accélérer le rythme des opérations de retour volontaire et d’assurer une réintégration durable des bénéficiaires dans leurs pays d’origine, saluant les efforts déployés par l’OIM dans ce sens.
Le ministre a réaffirmé la position de la Tunisie, qui refuse que son territoire soit une terre d’installation ou de transit, appelant à l’adoption d’une approche globale des questions migratoires, fondée sur la responsabilité partagée, le respect de la souveraineté des États, de la dignité humaine, des droits de l’Homme et la lutte contre les réseaux de traite des êtres humains.
Nafti a, en outre, plaidé pour une action internationale visant à se pencher sur les causes profondes de la migration irrégulière, en vue de mettre en place des solutions plus efficaces permettant d’assurer un équilibre entre la lutte contre la migration irrégulière et le renforcement des voies de migration régulière, conformément au Programme de développement durable à l’horizon 2030.
De son côté, Amy Pope s’est félicitée du niveau de coopération entre l’Organisation Internationale pour les Migrations et la Tunisie, soulignant l’importance, d’une part, des programmes de développement et, d’autre part, du démantèlement des réseaux de traite des êtres humains en vue de s’attaquer aux causes profondes du phénomène de la migration irrégulière.
Par ailleurs, les deux parties ont passé en revue plusieurs programmes mis en œuvre par l’OIM et destinés aux compétences résidant à l’étranger, afin de leur permettre de contribuer aux efforts de développement dans leurs pays d’origine.
