Autant on apprécie la pondération et la pertinence des déclarations du porte-parole de l’Etoile Sportive du Sahel, Marouène Tfifha, autant sa dernière sortie médiatique sur les ondes d’une radio privée a suscité quelques remous par rapport à certaines attitudes inopportunes.
En effet, évoquant le sort de certains joueurs étrangers de l’Etoile dont le rendement est à vrai dire décevant et en deçà des attentes, à savoir le milieu de terrain guinéen Moussa Diawara, l’attaquant nigérian Sunday Megwo et l’ailier sénégalais Moussa Senghor.
A propos de ce trio, le porte-parole de l’Etoile a eu l’indélicatesse de déclarer qu’il est techniquement limité et qu’il n’a pas de place au sein de l’effectif. Une déclaration diamétralement déplacée et dénuée de toute pertinence, elle peut même nuire à l’ambiance générale au sein du groupe, surtout que les trois joueurs en question font partie de l’effectif et sont juridiquement liés au club sahélien par des relations contractuelles claires et toujours en vigueur.
Communiquer c’est bien, mais tout n’est pas communicable
Pour rester dans le contexte de la dernière sortie médiatique du porte-parole de l’Etoile, ce dernier a fini par céder du terrain face à l’insistance pressante du présentateur de l’émission –ce qui est légitime pour un journaliste- en dévoilant le montant de la masse salariale de l’Etoile (300 mille dinars d’après Marouène Tfifha).
Or, ce genre d’information n’a rien à voir avec la transparence et ne devrait pas être divulgué, s’agissant d’une donnée tout à fait interne et qui doit rester dans un cercle étroitement fermé se limitant aux membres du comité directeur et pas plus, car une telle information requiert conjoncturellement une note péjorative et limitative de la dimension du club sahélien.
Trop de communication nuit à la communication
Dans cette période transitoire semée de difficultés et de défis de tous genres qu’endure l’Etoile, la communication relative à l’actualité du club reste un vecteur primordial sur la voie de la transparence managériale «sécurisante» pour les supporters étoilés et toutes les composantes du club.
Toutefois, à un moment donné, il va falloir privilégier plutôt la discrétion, voire le blackout par moments afin de garantir une certaine sérénité au sein du groupe et s’éloigner ainsi des différents tiraillements, surtout en l’absence d’actualité brûlante impactante.
Toutefois, le porte-parole de l’Etoile a été l’auteur de deux sorties médiatiques en l’espace de quelques jours sans pour autant qu’il y ait de faits dignes d’être élucidés à l’attention de l’opinion publique et plus particulièrement, les supporters de l’Etoile.
De ce fait, par moments, il vaudrait mieux appliquer le dicton «se faire rare, c’est se faire précieux».
A bon entendeur salut…
Hatem REGAIEG