La troisième édition de l’exercice naval conjoint « SAFE SEA 26 », organisée du 26 au 30 octobre dans le golfe de Tunis, vise à renforcer la sécurité maritime et à améliorer la coordination entre les différentes structures nationales intervenant en mer, a indiqué mardi le ministre de la Défense nationale, Khaled Sehili.
Cet exercice, organisé par la Marine nationale, permet notamment d’évaluer les capacités opérationnelles des intervenants face aux activités illicites en mer, aux accidents maritimes, aux risques de pollution et aux situations nécessitant des opérations de recherche et de sauvetage, a précisé le ministre lors de la journée de démonstration organisée à la base navale principale de La Goulette, dans la banlieue nord de Tunis.
Il porte également sur les évacuations sanitaires par voie aérienne en mer, la protection du patrimoine culturel subaquatique dans les zones relevant de la souveraineté tunisienne et la sécurisation des navires commerciaux contre les menaces.
Khaled Sehili a souligné l’importance de cet exercice pour évaluer le niveau de préparation des différentes structures concernées, ainsi que leur capacité à coordonner leurs interventions. Il a également rappelé que ces efforts contribuent au respect des engagements internationaux de la Tunisie en tant que membre de l’Organisation maritime internationale (OMI).
Outre les unités de la Marine nationale, l’exercice mobilise les services de la Garde nationale, des Douanes, de la Protection civile, de l’Agence nationale de protection de l’environnement, du Centre des opérations sanitaires stratégiques et de l’Institut national du patrimoine, avec la participation d’observateurs de marines de pays frères et amis.
Le programme comprend des ateliers, des conférences d’experts et des manœuvres en mer simulant différentes situations d’urgence. Il prévoit notamment des opérations de recherche et de sauvetage conformément aux dispositions du décret n° 181 de 2024, ainsi que des interventions contre la pollution maritime.
L’exercice vise également à sensibiliser les citoyens à l’importance du numéro vert 196, destiné à signaler les situations de détresse et les accidents en mer.
