Le conseiller du président russe Anton Kobyakov a reformulé le souhait de Moscou de devenir actionnaire à part entière de la banque panafricaine AFREXIMBANK.
Lors d’une rencontre organisée, jeudi, au Centre national de presse «Russia», à Moscou, en marge du sommet Russie-Afrique, Kobyakov a présisé que l’objectif recherché est de débloquer la crise persistante des règlements financiers internationaux, à cause des sanctions occidentales entravant l’utilisation du réseau SWIFT pour le commerce afro-russe.
Il y’a lieu de rappeler qu’en décembre 2017, le Centre d’exportation russe (REC), filiale de la banque étatique de développement VEB est officiellement entré au capital d’Afreximbank, dans la« Classe C » réservée aux investisseurs internationaux.
Face aux restrictions bancaires imposées depuis 2022, la Russie ambitionne désormais d’approfondir ce statut d’actionnaire pour co-développer des mécanismes de paiement alternatifs, hors de portée du système financier occidental
Au cours de son intervention, le conseiller du président russe a, en outre, réaffirmé la volonté de son pays de sceller un partenariat stratégique et « d’égal à égal » avec l’Afrique, se positionnant comme le recours clé des pays du continent face aux pressions occidentales.
Il s’est félicité d’un « succès » indéniable, qualifiant l’Afrique d’« avenir du monde » et d’« espace de compétitivité » incontournable où « rien ne se passe » désormais sans elle.
Le troisième sommet Russie-Afrique, se tient dans un contexte de reconfiguration géopolitique majeure, marqué par la perte d’influence de puissances traditionnelles comme la France en Afrique de l’Ouest, notamment au Niger, au Mali et au Burkina Faso.
A l’issue des deux sommets précédents (2019 et 2023), Moscou et ses pays africains partenaires ont établi une feuille de route globale mêlant économie, technologies, sécurité alimentaire et coopération énergétique pour s’imposer face aux anciens empires coloniaux, «qu’attendent les pays africains pour aller de l’avant sur ce partenariat stratégique avec la Russie?», s’est interrogé le responsable russe.
(D’après TAP)
