Le plus célèbre bal handballistique en Afrique, à savoir la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), s’ouvrira, cet après-midi, à Kigali, capitale du Rwanda qui semble être fin prête pour ce greatevent continental qu’elle abrite pour la première fois de son existence. Le décor ainsi planté dans la pure tradition féérique du sport africain, la Tunisie y figure, comme de coutume, comme l’un des deux super favoris de cette 27e édition, avec évidemment l’Égypte. Il est vrai que notre pays y détient encore deux records : nombre de sacres (10)et de participations (27). Ceci pour la petite histoire, mais aussi pour éveiller notre orgueil et ressusciter le bon vieux temps, même si ce remarquable rayonnement s’est, malheureusement, quelque peu terni depuis notre dernier triomphe en 2018 au Gabon.
Ça promet
Tout à l’heure donc, commenceront les choses sérieuses pour le Sept national qui prendra d’entrée pour cible son homologue du Cameroun. Sur le papier, pas question de s’inquiéter pour nos représentants qui dépassent leurs adversaires à tous les niveaux. Et cela devra naturellement se vérifier sur le parquet où le sélectionneur Mohamed Ali Sghir entend, comme il l’a annoncé avant le départ pour Kigali, gérer chaque match avec sérieux et détermination pour couper la voie à toute surprise désagréable. Pour sa part, le responsable administratif de la sélection Zied Nattat, sur place au Rwanda, nous a confié que «pour le moment, tout marche comme sur des roulettes, volets préparation, hébergement, transport, santé, outre le fait, non moins rassurant, que tous les joueurs sont fermement décidés à réaliser une belle CAN et qu’ils évoluent dans un environnement de solidarité et d’entente pour le moins qu’on puisse dire prometteur». Habitué à survoler aisément le premier tour de chaque édition africaine, le Sept national va, sans doute, de nouveau, respecter cette règle, tout en faisant tout pour achever les trois rencontres du premier tour avec «zéro blessé», en prévision des dures empoignades qui suivront.
Les «Lions indomptables» rugiront-ils ?
Face au handball tunisien plus riche techniquement et plus varié tactiquement, le Cameroun opposera, cet après-midi, son énorme force physique érigée en tradition. Or, la nouveauté est que les «Lions indomptables» ont amorcé, l’année dernière, une nette amélioration au niveau individuel, grâce à une ouverture, fortement soutenue par l’Etat, sur l’étranger où ils ont investi des clubs aux Émirats unis, au Maroc, en Libye et en France. Retour sur investissement, cela a largement profité à la sélection où des joueurs de valeur comme Noulou Paul, John Nkonda, Oudoua Martin et autres Néné Junior sont, obligatoirement, à mettre sous l’éteignoir par les nôtres. De surcroît, l’équipe du Cameroun a été la première sélection africaine à débarquer à Kigali, depuis précisément le… 7 janvier, afin de mieux préparer la CAN. Alors, gare à la distraction.
Mohsen ZRIBI
