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Accueil » Tunisie-Mauritanie : continuité civilisationnelle, souveraineté stratégique et recomposition géopolitique dans l’espace maghrébo-sahélien
NATION lundi, 2 mars, 2026,08:459 Mins Read

Tunisie-Mauritanie : continuité civilisationnelle, souveraineté stratégique et recomposition géopolitique dans l’espace maghrébo-sahélien

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Par Mondher AFI

La rencontre entre le Président de la République, Kaïs Saïed, et l’émissaire du Président de la République islamique de Mauritanie, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, constitue un moment d’une densité politique, symbolique et géostratégique particulière. Elle ne saurait être réduite à un simple acte de communication diplomatique ou à une interaction protocolaire routinière entre deux États appartenant à un même espace régional.

Elle s’inscrit, au contraire, dans une temporalité longue, où l’histoire, la culture, la religion et les logiques contemporaines de recomposition géopolitique convergent pour redéfinir les fondements d’un rapprochement structurant entre la Tunisie et la Mauritanie.
Cette rencontre met en évidence une conception spécifique de la diplomatie, fondée non seulement sur les intérêts immédiats des États, mais également sur la reconnaissance de matrices historiques profondes qui continuent de structurer les représentations, les identités et les orientations stratégiques des sociétés concernées. Elle révèle, en ce sens, une volonté claire de réinscrire les relations tuniso-mauritaniennes dans leur continuité civilisationnelle, en les projetant simultanément vers un horizon de coopération renouvelé.
Pour comprendre la portée de ce rapprochement, il est essentiel de replacer les relations entre la Tunisie et la Mauritanie dans le cadre plus large de l’histoire transsaharienne. Dès les premiers siècles de l’islamisation de l’Afrique du Nord, l’espace maghrébin et sahélien s’est structuré autour de flux constants de savoir, de circulation humaine et d’échanges culturels, qui ont progressivement façonné un espace civilisationnel cohérent.

La profondeur historique comme matrice de légitimation et de continuité
La ville de Kairouan, fondée au VIIe siècle, s’est imposée comme l’un des principaux centres intellectuels du monde islamique occidental. Elle n’était pas seulement un pôle religieux, mais également une institution productrice de normes, de savoirs et de modèles juridiques qui ont rayonné bien au-delà de l’Ifriqiya. Ce rayonnement s’est étendu vers les territoires sahariens et sahéliens, notamment vers la région historiquement désignée sous le nom de Bilad Chinguetti, correspondant à l’actuelle Mauritanie.
L’influence de la tradition juridique malékite, codifiée notamment par l’œuvre d’Ibn Abi Zayd al-Qayrawani, s’est profondément enracinée dans les structures éducatives mauritaniennes, en particulier dans les mahadras, ces institutions de formation religieuse qui ont constitué, pendant des siècles, des centres autonomes de production et de transmission du savoir. Ce phénomène témoigne de l’existence d’un réseau intellectuel transsaharien structuré, au sein duquel l’Ifriqiya, plus particulièrement Kairouan, occupait une position nodale.
Ce système ne relevait pas d’une diffusion unilatérale, mais d’un processus d’intégration civilisationnelle, dans lequel le savoir, la légitimité religieuse et l’autorité symbolique circulaient selon des logiques de reconnaissance mutuelle. La référence aux centres savants de l’Ifriqiya constituait un élément de légitimation pour les élites religieuses sahéliennes, tandis que l’expansion de cette influence renforçait le rôle de la Tunisie comme pôle central du Maghreb islamique.

Une continuité culturelle et spirituelle structurante
Au-delà des dimensions formelles qui encadrent les relations entre les États, qu’elles soient juridiques, institutionnelles ou diplomatiques, le lien entre la Tunisie et la Mauritanie s’enracine dans une profondeur spirituelle et culturelle qui a contribué, sur la longue durée, à la formation d’un espace de sens partagé. Cet espace ne relève pas d’une construction abstraite ou idéologique, mais d’un processus historique concret, structuré par la circulation des savoirs, des hommes et des références symboliques à travers les réseaux religieux et intellectuels transsahariens. Dans ce cadre, les confréries soufies ont constitué des vecteurs essentiels de médiation culturelle, de transmission normative et de stabilisation sociale, participant activement à la constitution d’une communauté de références entre les sociétés de l’Ifriqiya et celles de l’espace chinguittien.
Ces confréries ne se limitaient pas à des fonctions strictement spirituelles. Elles formaient de véritables institutions sociales, produisant des normes de comportement, des hiérarchies symboliques et des mécanismes de légitimation fondés sur l’autorité du savoir et la reconnaissance morale. Elles ont ainsi contribué à structurer un espace relationnel dans lequel le savoir religieux, la maîtrise des textes et la filiation intellectuelle constituaient des formes centrales de capital symbolique. Cette structuration a permis l’émergence d’élites savantes dont la légitimité reposait moins sur le pouvoir coercitif que sur leur capacité à incarner une continuité normative et à garantir la stabilité des cadres de référence collectifs.
Dans cette perspective, la circulation des doctrines, des manuscrits et des maîtres entre la Tunisie et la Mauritanie ne peut être interprétée comme un phénomène périphérique, mais comme l’un des fondements de la cohésion civilisationnelle de cet espace. Elle a contribué à produire ce que l’on pourrait qualifier, en termes sociologiques, de «communauté épistémique transrégionale», c’est-à-dire un ensemble d’acteurs partageant des cadres cognitifs communs, des référents doctrinaux convergents et une conception homogène de l’ordre social et moral. Cette communauté épistémique a permis, sur plusieurs siècles, de stabiliser les représentations collectives et de maintenir une continuité normative malgré les transformations politiques et les recompositions territoriales.
Ce socle spirituel et culturel conserve aujourd’hui une importance stratégique majeure, non pas en tant que simple héritage mémoriel, mais en tant que ressource active dans la structuration des relations contemporaines entre les deux États. Il constitue un facteur de confiance structurelle, au sens où il réduit l’incertitude inhérente aux relations internationales en fournissant un cadre de reconnaissance mutuelle fondé sur des référents historiques et culturels partagés. Cette dimension est essentielle, car la confiance entre les États ne repose pas uniquement sur des mécanismes institutionnels ou sur la convergence des intérêts matériels, mais également sur la perception d’une proximité symbolique et d’une continuité historique.
C’est précisément dans cette perspective que la rencontre entre le Président de la République, Kaïs Saïed, et l’émissaire du Président mauritanien prend toute sa signification. Elle s’inscrit dans une vision de l’État et de la diplomatie qui accorde une importance centrale à la profondeur historique et à la continuité civilisationnelle comme fondements de l’action politique contemporaine. Dans la conception du Président Kaïs Saïed, l’État ne se définit pas uniquement comme une structure administrative ou un appareil de gouvernance, mais comme l’expression d’une trajectoire historique et d’une conscience collective inscrite dans le temps long.
Cette approche implique que la diplomatie ne soit pas réduite à une simple gestion des intérêts immédiats, mais qu’elle soit pensée comme un instrument de réactivation des continuités historiques et de consolidation des solidarités structurelles entre les nations. Le rapprochement avec la Mauritanie apparaît, dans cette perspective, comme l’expression d’une rationalité politique qui reconnaît la valeur stratégique du capital symbolique accumulé au cours de l’histoire. Il s’agit de transformer cette proximité culturelle et spirituelle en un levier de coopération institutionnelle et de coordination stratégique.
Plus profondément encore, cette vision repose sur l’idée que la souveraineté effective d’un État ne peut être pleinement assurée sans une maîtrise consciente de ses ancrages historiques et de ses affiliations civilisationnelles. La réactivation des liens avec la Mauritanie participe ainsi d’une démarche plus large visant à renforcer l’autonomie stratégique de la Tunisie en consolidant ses relations avec des partenaires dont la proximité ne repose pas sur des logiques circonstancielles, mais sur des fondements structurels durables.
Dans ce cadre, le socle spirituel et culturel commun entre la Tunisie et la Mauritanie ne constitue pas simplement un héritage du passé, mais un élément actif de structuration du présent et d’orientation de l’avenir. Il fournit les conditions symboliques nécessaires à l’approfondissement de la coopération politique, en créant un environnement de confiance et de reconnaissance mutuelle qui facilite la convergence des orientations stratégiques.

La rencontre présidentielle comme acte de réactivation géostratégique
La rencontre entre le Président de la République, Kaïs Saïed, et l’émissaire du Président de la République islamique de Mauritanie, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, s’impose comme un moment de réarticulation entre mémoire historique et action politique, où l’héritage civilisationnel est consciemment mobilisé comme ressource diplomatique. Elle illustre une conception exigeante de la diplomatie, fondée sur la conscience des continuités profondes qui structurent les relations entre les nations et sur la volonté de transformer cette profondeur symbolique en levier stratégique. Dans un contexte international marqué par l’instabilité, la fragmentation des alliances et la recomposition accélérée des équilibres régionaux, cette rencontre apparaît comme un acte de réactivation géostratégique visant à consolider des relations enracinées dans la longue durée.
Cette démarche traduit une conception élargie de la souveraineté, qui ne se limite pas à la protection des frontières physiques, mais qui englobe également la maîtrise des continuités historiques, culturelles et symboliques qui fondent la légitimité des relations entre les États. La diplomatie devient ainsi un instrument de réaffirmation des cohérences civilisationnelles, permettant de construire des partenariats fondés sur des affinités structurelles plutôt que sur des intérêts strictement circonstanciels. Ce rapprochement intervient dans un environnement régional caractérisé par des défis sécuritaires persistants, des transformations économiques et des reconfigurations géopolitiques majeures affectant à la fois l’espace maghrébin et sahélien. Dans cette configuration, la Mauritanie occupe une position stratégique en tant qu’interface entre l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne, tandis que la Tunisie constitue un pôle historique et institutionnel majeur du Maghreb. Le renforcement de leurs relations contribue ainsi à la consolidation d’un axe de coopération capable de favoriser la stabilité, la coordination et la structuration de cet espace régional élargi.

La vision de Kaïs Saïed et la redéfinition stratégique de l’ancrage africain
La portée de cette rencontre s’inscrit pleinement dans la vision du Président Kaïs Saïed, qui accorde une importance centrale à la continuité historique de l’État comme fondement de son action intérieure et extérieure. Cette approche repose sur l’idée que la souveraineté nationale ne peut être pleinement effective sans une conscience approfondie des héritages historiques et des dynamiques civilisationnelles qui ont contribué à la formation de l’État. Elle implique une redéfinition des priorités diplomatiques, dans laquelle le renforcement des relations avec les pays africains et sahéliens devient un axe stratégique majeur, fondé sur des principes de complémentarité, de respect mutuel et de solidarité historique.
Dans cette perspective, le rapprochement avec la Mauritanie ne relève pas d’une logique conjoncturelle, mais d’une orientation cohérente visant à renforcer l’ancrage africain de la Tunisie et à consolider son autonomie stratégique. Cette dynamique contribue à transformer une relation historiquement enracinée en un partenariat structurant, capable de répondre aux défis contemporains et de produire des effets stabilisateurs durables. Elle traduit une conception renouvelée de la diplomatie, dans laquelle l’histoire, la culture et la géographie deviennent des ressources actives mobilisées pour construire l’avenir. Le rapprochement tuniso-mauritanien apparaît ainsi comme l’expression d’une continuité profonde entre passé et présent, et comme l’un des vecteurs possibles de la recomposition d’un espace maghrébin et africain plus intégré, plus cohérent et plus souverain.

Kais Saied Mauritanie Président de la République

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