« Le nombre d’élèves dans la plupart des écoles et lycées pour non-voyants a nettement diminué au cours de ces dernières années, en raison soit de l’amélioration de la prise en charge sanitaire, soit d’un manque de sensibilisation et du retard de l’âge de scolarisation », a souligné, mercredi, Ghazi Marouai, membre de l’Association tunisienne de défense des droits de l’enfant aveugle.
Dans une déclaration à l’agence TAP, le responsable associatif a indiqué que l’école primaire pour non-voyants de Ben Arous compte actuellement environ 63 élèves, contre 96 au niveau secondaire.
À Sousse, on recense 49 élèves au primaire et 90 au secondaire, tandis qu’à Gabès, 48 élèves sont inscrits au primaire et plus de 60 au secondaire.
Dans le cadre de l’expérience de semi-intégration à Sfax, le nombre d’élèves ne dépasse pas 50, alors qu’à Bizerte, il n’existe qu’un seul groupe, ajoute la même source.
Selon Ghazi Marouai, cette baisse du nombre d’élèves dans les écoles primaires et les lycées pour aveugles à Sousse, Ben Arous et Gabès, ainsi que dans l’expérience de semi-intégration à Sfax et à Bizerte, est due à plusieurs facteurs, notamment l’amélioration des soins de santé, la diminution des mariages consanguins et le retard de l’âge de scolarisation, qui atteint parfois un âge très avancé en raison du manque de sensibilisation, de la crainte des familles pour leurs enfants ou encore de leur méconnaissance de l’existence d’établissements éducatifs destinés aux personnes aveugles.
Il a, par ailleurs, signalé le manque de coordination entre les ministères de l’Éducation et des Affaires sociales et l’absence d’une base de données dédiée aux enfants aveugles en particulier et aux personnes en situation de handicap en général.
(D’après TAP)
