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Accueil » Mojtaba Khamenei : le sang, l’ombre et le trône suprême
tribunes lundi, 16 mars, 2026,19:147 Mins Read

Mojtaba Khamenei : le sang, l’ombre et le trône suprême

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Par Jamel BENJEMIA

La désignation de Mojtaba Khamenei ouvre une page à la fois familière et vertigineuse en Iran. Familière, parce qu’elle prolonge l’architecture d’un régime où le centre réel du pouvoir ne réside ni au palais présidentiel ni au Parlement, mais dans le bureau du Guide, là où se décident l’orientation générale de l’État, la guerre, la sécurité, les nominations cardinales et la ligne idéologique. Vertigineuse, parce qu’en portant le fils au sommet après la mort du père, la République islamique accomplit ce qu’elle prétendait tenir à distance depuis 1979 : le soupçon dynastique. La nomination de Mojtaba par l’Assemblée des experts ne peut donc se lire ni comme une simple transmission de sang ni comme un pur accident de guerre. Elle procède d’une légitimation croisée, où se mêlent l’héritage, le martyre, l’habitude du commandement indirect et la volonté du régime d’organiser le changement dans la continuité de l’épreuve.

L’hérédité

Il faut ici nuancer sans affadir. Dans le chiisme, la filiation sacrée n’est pas un détail : l’histoire même de la dissidence chiite naît de la revendication du droit d’Ali, cousin et gendre du Prophète, à conduire la communauté des croyants, autrement dit à exercer le Califat.

Mais la République islamique d’Iran n’est pas l’imamat des origines, elle est une construction politique fondée sur la doctrine du «Wilayat al-Faqih», où le Guide suprême n’est pas censé régner parce qu’il est «fils de», mais parce qu’il est réputé apte à exercer une autorité spirituelle et politique. L’Assemblée des experts, chargée de le désigner et, en théorie, de contrôler sa qualification, s’inscrit dans cet ordre institutionnel, même si la rhétorique du régime aime inscrire cette procédure dans l’horizon coranique de la «Choura», la consultation. Dès lors, la succession de Mojtaba brouille la frontière entre légitimité religieuse et dynastie profane. Le défaut d’un tel schéma est double : il expose le régime à l’accusation de confiscation familiale et il fragilise la prétention méritocratique du clergé, fondée, en principe, sur le savoir, la piété et la capacité à guider. Mojtaba hérite donc d’un atout empoisonné : son nom ouvre les portes, mais il oblige plus qu’il ne dispense.

La prime du sang

Dans la mémoire chiite, le sang versé ne clôt pas une vie : il l’agrandit. L’assassinat d’Ali ibn Abi Talib, premier imam pour les chiites, puis le martyre de son fils Hussein à Karbala, ont fait de la souffrance injuste non une simple tragédie, mais un capital moral, un ressort de fidélité, une énergie de mobilisation. C’est ce vieux fleuve symbolique que le pouvoir iranien tente aujourd’hui de rejoindre. Depuis la mort d’Ali Khamenei, des voix au sein du régime le présentent comme un martyr, et cette lecture confère à Mojtaba un avantage redoutable : elle atténue, au moins pour une partie du camp loyaliste, le reproche dynastique. Le fils n’apparaît plus seulement comme un héritier, il devient le dépositaire d’un deuil nationalisé, le gardien d’une mémoire offensée. Dans un univers politique façonné par les rituels de lamentation et par la centralité du martyre, cette blessure peut valoir brevet de fermeté, surtout en temps de guerre. Le sang, ici, ne remplace pas la légitimité, il la densifie, la dramatise, la sanctuarise.

Trente-sept ans à l’ombre du père

L’argument d’expérience en faveur de Mojtaba ne repose pas sur un curriculum officiel éclatant, il tient à une longue imprégnation du pouvoir. Depuis l’accession d’Ali Khamenei au poste de Guide en 1989 jusqu’à sa mort en 2026, Mojtaba a vécu trente-sept années au contact d’un centre de décision devenu, sous son père, une véritable administration parallèle aux ramifications immenses. Depuis longtemps, il est décrit comme un homme de coulisse, proche des réseaux sécuritaires et des Gardiens de la révolution, travaillant dans l’orbite du bureau paternel tout en demeurant à distance des fonctions officielles les plus visibles. Cette ambiguïté est précisément sa force : il connaît les hommes, les réflexes, les peurs, les canaux, sans s’être usé dans l’arène publique. Il a appris la politique non comme une tribune, mais comme une mécanique d’accès, de filtrage et d’influence. Dans les régimes fermés, une telle école vaut parfois davantage qu’un ministère. Elle lui donne une compétence de succession, non pas brillante au sens occidental du terme, mais redoutablement adaptée à la conservation d’un système où la discrétion, la loyauté et le maillage sécuritaire pèsent plus lourd que l’éloquence institutionnelle. L’officiel administre la scène, l’officieux tient les coulisses, et c’est souvent là que se décide l’Histoire.

La continuité dans l’exception

L’histoire des Guides suprêmes iraniens tient en peu de noms. Khomeini fut le fondateur, la voix oraculaire de la révolution, celui qui donna au «Wilayat al-Faqih» sa forme d’État. En 1989, à sa mort, Ali Khamenei fut choisi par l’Assemblée des experts dans une transition qui, déjà, surprit par l’écart entre les exigences théologiques du poste et le profil réel du successeur. Durant presque trente-sept ans, il élargit le bureau du Guide, renforça son autorité sur les forces armées, les Gardiens de la révolution, la justice et les grandes orientations nationales. L’arrivée de Mojtaba constitue donc moins une rupture de structure qu’une radicalisation de la continuité. Le régime préserve ainsi sa colonne vertébrale tout en s’exposant à un grief inédit depuis la révolution, celui d’avoir glissé de la république théocratique vers une théocratie à tentation dynastique. Le passage de Khomeini à Ali Khamenei avait réglé le problème de la survie, celui d’Ali à Mojtaba pose désormais celui de la nature même du régime.

L’apport de Mojtaba

À cette heure, il serait prématuré de prêter à Mojtaba un programme doctrinal détaillé. Mais sa désignation apparaît déjà comme un choix de confrontation plutôt que d’assouplissement. Clerc dur, hostile aux réformistes, lié de près aux Gardiens de la révolution, Mojtaba semble devoir imprimer trois marques. D’abord, une consolidation verticale du pouvoir, avec un rôle accru de l’appareil sécuritaire. Ensuite, un durcissement intérieur, car un régime blessé cherche souvent sa stabilité dans la coercition. Enfin, une ligne extérieure plus raide, moins disposée au compromis avec Washington ou ses alliés régionaux. Son apport ne serait donc pas l’invention d’un nouvel Iran, mais la tentative de rendre le vieil Iran révolutionnaire plus compact, plus militaire, plus imperméable. En ce sens, il ne corrige pas l’œuvre du père, il la resserre. Là où Ali Khamenei savait encore parfois orchestrer la coexistence tendue des modérés et des faucons, Mojtaba pourrait gouverner dans un temps où la nuance apparaît au régime comme un luxe perdu.

La hiérarchie des pouvoirs

La récente cacophonie entre le président Massoud Pezeshkian, qui a présenté ses excuses aux pays voisins affectés par les frappes iraniennes, et la réaction rapide des Gardiens de la révolution vaut, à elle seule, une leçon institutionnelle. Ce décalage n’est pas un simple malentendu de communication. Le président parle, temporise, aménage ; mais la parole souveraine appartient au Guide suprême, lequel exerce l’autorité ultime, fixe les grandes orientations et supervise les centres réels de coercition, au premier rang desquels figurent les Gardiens de la révolution. Autrement dit, le Guide n’est pas seulement l’arbitre, il est, en pratique, le véritable «Super-Président», celui qui fixe la ligne quand les institutions civiles n’en administrent que l’apparence ou l’exécution. Dès qu’une divergence affleure entre la présidence et le noyau sécuritaire, c’est la hiérarchie réelle du régime qui remonte à la surface. La succession de Mojtaba ne change pas cette logique, elle la rend peut-être plus visible encore, plus dense, plus implacable. Et un détail n’en est pas un : le turban noir de Mojtaba Khamenei signale qu’il se présente comme «sayyid», c’est-à-dire comme descendant du Prophète ; dans le clergé chiite, le turban blanc est, lui, associé aux religieux qui ne revendiquent pas cette filiation.

Dans un tel univers, le pouvoir ne s’exerce jamais seulement dans l’ordre du politique : il se déploie aussi dans une mémoire sacrée, tendue vers l’attente du Mahdi, cette figure eschatologique qui, dans l’imaginaire chiite, doit revenir aux côtés de Jésus pour vaincre l’injustice et ouvrir le temps de la paix avant le Jugement dernier.

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