La formidable ruée de nos handballeurs sur l’eldorado du Golfe qui remonte aux années 90, sera-t-elle stoppée dans les mois (les semaines ?) à venir ? Inévitable et d’une actualité brûlante, la question est à poser et, en guise de réponse, nous dirons «très probablement» ou pour la simple raison que la guerre fratricide qui embrase cette région perdure et risquerait même, selon des experts occidentaux, du fait de l’encombrant dossier des conflits armés dans le monde, de connaître incessamment des développements autrement plus dramatiques. Suffisant pour mettre en danger la vie de tous les habitants de la région. Parmi ceux-ci, on compte plus de 150 mille résidents tunisiens, dont justement un important contingent de handballeurs (joueurs, entraîneurs, arbitres, préparateurs physiques et kinésithérapeutes) qui exercent en Arabie saoudite, aux Émirats Arabes Unis, au Koweït, à Oman, au Bahreïn, en Irak et surtout au Qatar.
Adieu pétrodollars ?
A travers les contacts téléphoniques qu’on a eus, ces jours-ci, avec certains d’entre eux, on a eu la nette impression qu’ils ne se sentent plus en sécurité, «non seulement, expliquent-ils, parce que les tirs des missiles et drones iraniens continuent allègrement de pleuvoir, mais aussi parce que rien n’indique que le régime de Téhéran va tomber. Dès lors, ce n’est pas un hasard si certains de nos interlocuteurs nous ont annoncé qu’ils s’apprêtent déjà à faire leurs valises pour rentrer au bercail, après avoir eu la conviction, affirment-ils, que «rien ne sera plus comme avant dans ces pays, et cela en termes de stabilité, sécurité, largesses et puissance financière». Les plus chanceux d’entre eux, c’est-à-dire ceux qui ont fait des économies et amassé une petite fortune, cherchent aujourd’hui, par tous les moyens, à trouver une solution pour regagner la Tunisie. Par contre, dommage pour ces entraîneurs et joueurs tunisiens qui viennent, juste avant la guerre, d’arracher des contrats, véritables ponts d’or, aux Émirats et au Qatar, sans pouvoir, hélas, les monnayer, leur résiliation étant désormais presque d’office.
Un certain… Donald Trump est passé par là !
Mohsen ZRIBI
