Il se porte comme un charme, le partenariat tuniso-français en handball. C’est d’autant plus vrai que, depuis qu’elles ont signé, il y a deux ans à Paris, leur convention de coopération, les fédérations des deux pays ont rivalisé d’ouverture, par l’établissement d’un courant d’échanges dont le rythme n’a cessé d’aller crescendo. Et, pas plus tard que la semaine dernière, on a enregistré deux faits saillants : l’arrivée à Mahdia de l’Equipe de France senior de beach handball qui a choisi le littoral tunisien pour peaufiner sa préparation en prévision du Mondial de Zagreb, et le déplacement de notre sélection junior des garçons à Paris pour participer, pour la deuxième année consécutive, au tournoi international de Tiby aux côtés de ses homologues danoise, roumaine et française. Tournoi qui a, d’ailleurs, vu la présence de notre paire arbitrale internationale Rochdi Zoghlami-Makram Ben Dahou que les organisateurs ont invitée, dans le cadre du même partenariat, pour y siffler deux matchs, tout en les retenant pour une autre semaine, afin de diriger des rencontres du championnat de France professionnel.
Ruée sur les centres de formation français
Mais, ce n’est pas fini, puisque cette convention de partenariat a fait tache d’huile dans l’Hexagone. En ce sens que des clubs français en ont profité pour dénicher des talents en herbe tunisiens pour leurs centres de formation. Et, après les clubs de Chartres et Angers, la plus grosse cylindrée du handball français, le PSG, s’en mêle à son tour, en jetant son dévolu sur l’excellent gaucher de la sélection junior Iyed Chetali qui a, il est vrai, brillé de mille feux, lors du dernier tournoi de Tiby. Le talentueux titi de Béni Khiar qui effectue actuellement son test dans la grande écurie parisienne, serait, apprend-on, imité par certains de ses copains des sélections des cadets et des juniors qui sont déjà dans le collimateur de plusieurs clubs formateurs en France. Et c’est tant mieux non seulement pour ces jeunots qui promettent beaucoup, mais aussi pour l’avenir du Sept national.
Mohsen ZRIBI
