La préservation de l’environnement s’invite de plus en plus dans l’économie et le monde du travail, et chaque secteur est concerné. Développement durable, énergies renouvelables, sensibilisation à l’environnement : ce sont les trois principales compétences vertes très demandées en Tunisie. Au cours de la prochaine décennie, des millions de nouveaux emplois devraient être créés pour répondre aux nouvelles politiques climatiques et aux nouveaux engagements en la matière. Mais au-delà des emplois, il faut surtout prendre en considération les compétences vertes.
C’est par là que passera le vrai changement et construira une stratégie de formation en fonction des politiques et des investissements orientés vers une économie plus verte, durable. Un défi qui concerne toutes les organisations confrontées, de près ou de loin, par la transition écologique. Répondre aux défis environnementaux implique de définir une cartographie des métiers et des compétences de la transition écologique. Les secteurs concernés sont l’agriculture durable, la gestion de l’eau, les énergies renouvelables, la gestion des déchets, la construction écologique, la mobilité durable, la production et la consommation durables, …
Pour répondre à ces enjeux, le projet MERAVIGLIA vient à point nommé pour appuyer les stratégies nationales de promotion de l’entrepreneuriat vert dans notre pays. De plus, il est synergique et en phase avec les différents programmes d’appui qui soutiennent les entrepreneurs tunisiens tels que le projet Greenov’i, le Green Tunisian Business Program ou encore le Startup Act.En Tunisie, il existe un énorme potentiel de création d’emplois verts que l’Organisation Internationale du travail (OIT) estime à 272 000 d’ici 2030. C’est dans ce cadre que l’’Association d’Education Relative à l’Environnement de Hammamet (AERE) avec le soutien du programme Interreg NEXT MED de l’Union européenne et les partenaires du projet MERAVIGLIA sont fin prêts pour contribuer à relever ce défi.
À cette occasion, une journée d’information se tiendra le samedi 9 mai au centre culturel international d’Hammamet. Cette rencontre intitulée « Le Projet MERAVIGLIA : L’entrepreneuriat vert, un levier d’inclusion et de transition durable en Méditerranée » permettant aux jeunes, aux associations et aux représentants de la société civile de découvrir les objectifs de ce projet et d’échanger avec les acteurs qui le portent.
Préparer les jeunes pour l’emploi vert
Le projet Meraviglia s’inscrit dans un contexte marqué par un accès difficile à l’emploi pour les personnes peu ou pas qualifiées, touchant particulièrement les jeunes, les femmes et les chômeurs de longue durée. Parallèlement, les enjeux environnementaux en Méditerranée se renforcent et nécessitent des réponses locales, durables et innovantes. Véritables leviers pour la croissance, les emplois verts et verdissants évoluent chaque jour et touchent de nombreux secteurs.
Ce n’est pas une surprise : la transition écologique est en train de révolutionner le marché du travail . En 2026, les métiers verts ne sont plus une niche, mais le cœur battant de l’économie. Malgré le potentiel de la transition écologique, un déficit de compétences persiste dans les métiers verts et l’entrepreneuriat, freinant l’adaptation aux évolutions du marché du travail. Dans ce contexte, MERAVIGLIA vise à transformer la transition écologique en levier d’emplois durables, en développant des parcours de formation, des outils d’accompagnement et des dispositifs innovants favorisant l’acquisition de compétences adaptées. Le projet ambitionne ainsi de renforcer l’employabilité des publics vulnérables tout en contribuant au développement durable dans l’espace euro-méditerranéen.
Le projet MERAVIGLIA s’inscrit dans la continuité du projet RESMYLE, qui était principalement dédié à l’accompagnement des jeunes méditerranéens vers l’entrepreneuriat, en particulier les NEETs (ni en emploi, ni en formation, ni en études). Les jeunes et les femmes en recherche d’emploi,les chômeurs de longue durée, peu ou pas qualifiés,les acteurs de la formation et de l’insertion professionnelle (organismes de formation, incubateurs, centres sociaux, mentors) ,les entrepreneurs et porteurs de projets dans l’économie verte,les collectivités locales, les ONG et les décideurs publics engagés dans l’emploi et le développement durable. Ainsi la transition écologique, au-delà de ses impératifs environnementaux, appelle à un véritable bouleversement du paysage professionnel. Pour relever ce défi, il ne suffit pas de créer des emplois verts : il faut accompagner collectivement la mutation des métiers existants, pour assurer une transition juste et durable.
Kamel Bouaouina
