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Accueil » Reconfigurer la souveraineté agro-hydrique en contexte de rareté : lecture sociologique et politique des orientations publiques 
NATION vendredi, 3 avril, 2026,08:249 Mins Read

Reconfigurer la souveraineté agro-hydrique en contexte de rareté : lecture sociologique et politique des orientations publiques 

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Par Mondher AFI

Le 31 mars 2026 au Palais de Carthage, le Président Kaïs Saïed a reçu le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, ainsi que le secrétaire d’État chargé des eaux, dans un contexte qui dépasse largement le cadre d’une simple réunion sectorielle. Cet échange s’inscrit dans une dynamique plus profonde, révélatrice d’une évolution notable dans la conception de l’action publique en Tunisie.

Au-delà des considérations techniques immédiates, il traduit une volonté de repenser les fondements de la souveraineté nationale à partir de deux ressources essentielles : la terre et l’eau.

Dans un environnement marqué par la raréfaction des ressources hydriques, l’aggravation des déséquilibres territoriaux et les effets croissants des mutations climatiques, la question agricole ne peut plus être appréhendée selon une logique strictement productive. Elle s’impose désormais comme un champ stratégique où se croisent des enjeux étroitement imbriqués : sécurité alimentaire, justice sociale, équilibre territorial, stabilité politique et durabilité environnementale. Dans cette perspective, l’approche adoptée par l’État tend à dépasser les schémas classiques de gestion pour s’inscrire dans une rationalité élargie, fondée sur l’articulation entre régulation, protection et anticipation, tout en tenant compte des vulnérabilités structurelles qui traversent le système national.

La première dimension structurante de cette orientation réside dans la requalification de l’agriculture comme espace central de recomposition sociale. En insistant sur la nécessité d’un encadrement renforcé des petits agriculteurs, notamment en matière d’accès aux intrants, de conseil technique et de capacités de stockage, l’État reconnaît implicitement le caractère inégalitaire du système agricole.

L’agriculture comme matrice sociale et levier de rééquilibrage structurel

Cette approche rejoint l’idée développée par Marcel Mauss selon laquelle certaines activités constituent des «faits sociaux totaux», c’est-à-dire des phénomènes où s’entrelacent économie, culture et organisation sociale. L’agriculture tunisienne illustre pleinement cette définition : elle structure les territoires, façonne les identités et conditionne les équilibres sociaux.

Dans cette perspective, les politiques publiques apparaissent comme des instruments de rééquilibrage. Elles visent à corriger les asymétries d’accès aux ressources et à restaurer une forme d’équité. Pierre Bourdieu soulignait que les inégalités se reproduisent à travers la distribution différenciée des capitaux. Ici, l’intervention de l’État cherche précisément à redistribuer ces capitaux, économiques, techniques et institutionnels, afin de réduire la vulnérabilité des exploitations les plus fragiles.

Gouverner la rareté : l’eau comme dispositif de pouvoir et d’arbitrage

La question de l’eau se pose comme le cœur stratégique de la recomposition que le Président Kaïs Saïed impulse dans la gouvernance des ressources nationales. Elle illustre parfaitement la vision qu’il porte : considérer l’eau non seulement comme un bien économique, mais comme un vecteur de souveraineté, de justice sociale et de durabilité environnementale. Les données disponibles, tant au niveau mondial que national, confirment une pression croissante sur les ressources hydriques. En Tunisie, la baisse des disponibilités par habitant et la demande croissante accentuent les tensions entre usages concurrents, révélant l’urgence d’une gestion rationnelle et anticipative.

Dans ce cadre, l’eau se positionne comme un vecteur stratégique de pouvoir et d’organisation sociale. Selon Michel de Certeau, la gestion des ressources et des pratiques quotidiennes structure les rapports de force et façonne les comportements collectifs. Sous l’impulsion de Kaïs Saïed, la politique hydrique tunisienne s’inscrit pleinement dans cette perspective : hiérarchisation des usages, rationalisation des infrastructures et arbitrage entre besoins prioritaires traduisent une volonté de renforcer la souveraineté nationale tout en garantissant l’équité territoriale et la cohésion sociale.

Les initiatives relatives à la maintenance des barrages, à la création de retenues collinaires et à la gestion planifiée des interruptions d’approvisionnement traduisent cette approche pragmatique et souveraine. Elles montrent que la protection et l’optimisation des ressources hydriques ne sont pas seulement techniques, mais constituent un choix politique fondamental. Malgré ces efforts, les défis restent importants : infrastructures vieillissantes, pertes techniques élevées et inégalités territoriales persistantes.

Ainsi, sous la vision du Président Kaïs Saïed, la gouvernance de l’eau ne se limite pas à une question technique, mais devient un véritable enjeu de politique publique et de société. À l’instar de Karl Polanyi, qui mettait en garde contre les dérives de la marchandisation des ressources vitales, la régulation publique tunisienne vise à protéger les biens communs, garantir un accès équitable et inscrire la gestion de l’eau dans une logique de souveraineté et de durabilité nationale.

Vers une rationalité écologique intégrée 

L’accent mis sur la production végétale durable révèle une transformation plus profonde des référentiels de l’action publique. La durabilité n’est plus un simple objectif environnemental, elle devient un principe structurant de la rationalité politique.

Les pratiques agricoles évoquées, rotation des cultures, réduction du labour, valorisation des matières organiques, s’inscrivent dans une logique de préservation des écosystèmes. Elles traduisent une prise de conscience des limites du modèle productiviste et de la nécessité d’une transition vers des systèmes plus résilients.

Edgar Morin insistait sur la nécessité de penser les systèmes complexes dans leur globalité. L’agriculture tunisienne, confrontée à des contraintes multiples, illustre cette complexité. La durabilité implique ici une articulation entre dimensions écologiques, économiques et sociales.

Par ailleurs, cette orientation renforce la souveraineté nationale en réduisant la dépendance aux intrants extérieurs et en améliorant la qualité des productions. Amartya Sen rappelait que la sécurité alimentaire repose autant sur les capacités sociales que sur les ressources disponibles. La durabilité devient ainsi un levier d’autonomie stratégique.

Infrastructures, territoires et justice distributive

Les disparités d’accès à l’eau en Tunisie soulèvent une question centrale de justice territoriale et d’équité sociale. Les données relatives aux interruptions d’approvisionnement et aux inégalités régionales mettent en évidence une fragmentation persistante de l’espace national, qui traduit à la fois des contraintes techniques et des choix politiques historiques. Certaines régions bénéficient d’infrastructures hydriques plus performantes, tandis que d’autres, souvent dans l’intérieur ou les zones rurales, subissent des déficits chroniques qui impactent directement la vie quotidienne des populations et la productivité agricole.

Dans ce contexte, les travaux du philosophe et sociologue français Henri Lefebvre sur la production sociale de l’espace offrent un cadre analytique éclairant : l’espace n’est pas neutre, il est socialement construit et hiérarchisé selon les rapports de pouvoir et les choix institutionnels. En Tunisie, les infrastructures hydriques reflètent ces décisions historiques. Les investissements passés ont privilégié certaines régions stratégiques sur les plans économique et politique, tandis que d’autres territoires restent marginalisés. Le vieillissement des réseaux et les pertes techniques accentuent ces déséquilibres, creusant l’écart entre zones bénéficiaires et zones défavorisées. Les efforts d’investissement public entrepris pour moderniser les infrastructures et améliorer la distribution témoignent d’une prise de conscience et d’une volonté de correction des déséquilibres. Toutefois, ces investissements demeurent insuffisants au regard de l’ampleur des besoins et de la croissance démographique, ainsi que des pressions climatiques qui aggravent la rareté des ressources. Cette situation met en lumière la nécessité d’une évaluation critique de l’efficacité des politiques publiques et de leur capacité réelle à répondre aux attentes sociales, à réduire les inégalités et à garantir une cohésion nationale durable.

Dans cette perspective, la politique hydrique ne peut se limiter à un rôle technique ou administratif. Elle doit être comprise comme un instrument stratégique de redistribution et de régulation sociale. En régulant l’accès à l’eau et en orientant les investissements vers les zones les plus vulnérables, l’État tunisien contribue à renforcer la justice territoriale et à prévenir l’émergence de tensions sociales qui pourraient fragiliser la cohésion nationale. La vision du Président Kaïs Saïed s’inscrit dans cette logique : considérer l’eau non seulement comme une ressource vitale mais aussi comme un levier de souveraineté et d’équité, où la rationalité technique et la responsabilité sociale se combinent pour produire un espace national plus équilibré et inclusif.

Sécurité nationale élargie et éthique de la responsabilité

La requalification de l’agriculture et de l’eau en véritables piliers de la sécurité nationale traduit une évolution majeure de la pensée stratégique en Tunisie. Sous la présidence de Kaïs Saïed, ces secteurs ne sont plus considérés uniquement sous l’angle de la production ou de la rentabilité économique, ils incarnent désormais des leviers de souveraineté, d’équité sociale et de résilience environnementale. Cette approche élargit la notion traditionnelle de sécurité, intégrant des dimensions économiques, sociales et écologiques, et inscrit la gestion des ressources dans une perspective globale et interconnectée.

La théorie de la «société du risque» d’Ulrich Beck éclaire la portée de cette mutation. Les menaces contemporaines, qu’il s’agisse de la rareté de l’eau ou des crises alimentaires, sont systémiques et transnationales. Elles imposent de repenser la sécurité non comme un concept sectoriel, mais comme un cadre capable d’anticiper et de gérer les interdépendances complexes entre ressources, populations et territoires. Dans ce cadre, l’action publique tunisienne se structure autour de la résilience : renforcer la capacité du système agricole à absorber les chocs, optimiser l’usage de l’eau, protéger la biodiversité et préparer l’adaptation face aux transformations climatiques et aux fluctuations du marché mondial.

Cette orientation stratégique s’appuie sur une éthique de responsabilité affirmée, telle que proposée par Hans Jonas : «Agis de façon que les effets de ton action soient compatibles avec la permanence d’une vie authentiquement humaine». La gestion de l’eau et de l’agriculture dépasse les impératifs immédiats pour intégrer les enjeux intergénérationnels, plaçant la durabilité au cœur de l’action publique. Infrastructures, pratiques culturales et politiques de redistribution deviennent des instruments d’une souveraineté éclairée, où la rationalité technique se conjugue avec la vigilance politique. Cette approche traduit une ambition de résilience, d’équité territoriale et de sécurité nationale durable. La dynamique actuelle traduit une refondation silencieuse mais profonde de l’action publique en Tunisie, où chaque décision agricole et hydraulique dépasse la simple gestion sectorielle pour inscrire le pays dans une logique de souveraineté et de durabilité. Sous l’approche de Kaïs Saïed, l’État opère un arbitrage subtil entre des impératifs souvent perçus comme antagonistes : produire davantage tout en préservant les ressources, assurer l’équité territoriale tout en consolidant la compétitivité, renforcer la souveraineté tout en tenant compte des contraintes globales. Cette transformation systémique, loin d’être spectaculaire, sculpte patiemment un modèle national résilient, capable de résister aux chocs climatiques et économiques. Agriculture et eau deviennent ainsi les axes structurants d’un projet national ambitieux, où rationalité, anticipation et responsabilité intergénérationnelle se conjuguent pour dessiner un horizon de justice sociale, d’harmonie et de prospérité partagée.



Kais Saied ministère de l’Agriculture - Tunisie

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