La Fédération générale de l’enseignement secondaire a annoncé la tenue d’une grève générale le 7 avril courant dans tous les collèges et lycées du pays.
« Organisé sur décision de la commission administrative sectorielle, ce mouvement de protestation sera accompagné de rassemblements devant les commissariats régionaux de l’éducation, afin de dénoncer le mutisme du ministère de l’Éducation face aux revendications professionnelles des enseignants », a fait savoir le secrétaire général de la fédération, Mohamed Safi lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi à Tunis.
Selon le responsable syndical, la commission administrative se réunira après la grève pour évaluer ses résultats et décider des prochains mouvements de protestation visant à défendre les droits des enseignants.
« Il n’est pas question de perturber le service public, mais il s’agit de défendre des droits légitimes inscrits dans des accords antérieurs conclus avec le ministère de tutelle et qui n’ont pas été mis en œuvre », a expliqué Safi.
Il a, en outre, signalé que cette grève intervient après plusieurs mouvements de protestation qui se sont poursuivis depuis l’année dernière (grève de février 2025 et protestations durant l’été dernier) sans que le ministère de l’Education ne réagisse.
Safi a, par ailleurs, dénoncé les mesures disciplinaires prises à l’encontre de certains enseignants, dont la retenue d’une journée de salaire à la suite d’un sit-in organisé le 17 septembre dernier.
Il a ajouté que, malgré la poursuite des mouvements protestataires à l’échelle régionale en février 2026, le ministère a maintenu son refus du dialogue depuis le 31 janvier 2025, « ignorant les accords précédemment signés dont certains remontent à 2019, outre l’accord de mai 2023 prévoyant une augmentation salariale de 100 dinars à partir de janvier 2026 ».
Mohamed Safi a également critiqué les récentes décisions concernant la nomination et la révocation de directeurs d’établissements, qu’il estime fondées sur des critères de loyauté plutôt que de transparence, considérant cela comme un recul par rapport aux acquis syndicaux garantissant la stabilité du climat professionnel.
Il a aussi évoqué les conditions de travail des enseignants, indiquant que certains sont appelés à assurer jusqu’à 26 heures de cours hebdomadaires, dénonçant une situation qualifiée d’injuste, ainsi que la dégradation des infrastructures scolaires et l’absence d’une vision claire pour la réforme du système éducatif.
(D’après TAP)
