En se faisant accrocher au stade du Kram où il concéda le match nul (1-1) devant l’Avenir Sportif de Soliman, le Club Sportif Sfaxien aura dilapidé une belle opportunité de réduire l’écart le séparant du Club Africain qui venait à son tour d’être tenu en échec à Monastir par l’Union Sportive Monastirienne. Un demi-échec qui réduit les chances des Sfaxiens de boucler le championnat à la deuxième place du classement général, faute de prétendre au titre qui reste une entreprise quasiment hors de portée. Par la même occasion, en se faisant accrocher par l’équipe de Soliman, le CSS a laissé passer l’occasion de creuser l’écart avec le Stade Tunisien qui convoite la troisième place puisque les Stadistes ont dû eux aussi se contenter du point du match nul face au Club Athlétique Bizertin (1-1).
On savait que la tâche des Clubistes sfaxiens s’annonçait délicate devant un adversaire qui jouait, à l’occasion, une de ses dernières cartes dans sa lutte pour le maintien. En effet, la rencontre s’avéra difficile à négocier devant une équipe cap-boniste ayant lutté bec et ongles dehors et qui aurait pu aspirer à la victoire, notamment vers la fin du match, n’eut été le grand sauvetage de Aymen Dahmen (87′), celui-ci se rachetant ainsi de sa gaffe sur le but de l’AS Soliman, inscrit à la 35e minute par Bouassida.
Nouveau contentieux devant la LNFP
Empressons-nous d’abord de dire que l’arbitre Habib Boularès, qui revenait d’une longue suspension, n’a pas, semble-t-il, retenu la leçon. Son arbitrage a été entaché de plusieurs erreurs d’appréciation dont un penalty qu’il aurait pu accorder au CSS pour faute de la défense solimanaise sur Ali Maâloul à l’intérieur de la surface de réparation. Il est vrai que Habib Boularès était mal secondé dans sa tâche par l’arbitre de la VAR. Au final, une réserve technique formulée par le club «noir et Blanc»concernant l’action ayant abouti à l’expulsion de Hamza Mathlouthi. Le CSS estime que l’arbitre Houssem Boularès a commis une erreur dans l’application du protocole de la VAR sur ladite action. Dans sa formulation, le CSS a en effet indiqué que l’arbitre a, dans un premier temps, signalé une position d’hors-jeu d’un joueur de Soliman avant de revenir sur sa décision suite à une intervention de la VAR alors que le jeu venait de reprendre.
En outre, et suite à cette intervention de la VAR, Houssam Boularès a procédé à un second arrêt du jeu pour sortir le carton rouge à la face de Hamza Mathlouthi et accorder un coup franc direct à l’équipe de Soliman. Ainsi, selon la version des clubistes sfaxiens, l’arbitre a entravé et outrepassé le protocole de la VAR. La Ligue Nationale du Football Professionnel (LNFP) se voit ainsi devant un nouveau contentieux en cette période fort délicate du championnat où la plupart des équipes sont sur le qui-vive, aussi bien en haut qu’en bas du tableau. Une nouvelle affaire à suivre.
Ameur KERKENNI
