Sans Aymen Dahmen, retenu avec la sélection nationale, un portier qui conférait un sentiment d’assurance et de sérénité à ses camarades et privé de ses joueurs étrangers qui constituent une bonne part de son ossature, le Club Sportif Sfaxien a beaucoup souffert devant un bon Stade Gabésien. Il a dû en effet puiser au fin fond de ses ressources physiques et techniques pour venir à bout d’un adversaire coriace, bien organisé en défense et qui s’est avéré très dangereux au niveau de la transition et sur les contres. L’opposition des Gabésiens a été si âpre que le CSS a été poussé jusqu’aux prolongations et aurait même pu être contraint à passer par les tirs au but avec tous les risques et aléas que cette épreuve implique, surtout en l’absence du premier gardien sfaxien, même si son suppléant dans les bois sfaxiens, Mohamed Hédi Gaâloul, n’a pas démérité.
La défense sfaxienne a également beaucoup souffert sans sa tour de contrôle, le Congolais Kevin Mondeko. En effet, l’arrière-garde sfaxienne a battu des ailes à maintes reprises, plus particulièrement en seconde mi-temps, devant les incursions gabésiennes qui fusaient notamment par le centre et le couloir gauche.
Un entrejeu hors-sujet
Le milieu de terrain sfaxien est lui aussi passé à côté du sujet. Privé des services de Jamel Mutyaba et de Hasamadou Ouédraogo, l’entrejeu «noir et blanc» n’a pas réussi à accomplir le rôle qui lui était dévolu tant au niveau de la récupération qu’à celui de l’animation offensive. C’est cette défaillance de la récupération qui explique en grande partie les moments délicats endurés par l’arrière-garde sfaxienne facilement percée à chacune des accélérations des Imed Tangour, Yassine Dinari, Ayoub Kouraïchi et Saber Soudani.
Le manque d’inspiration de l’entrejeu sfaxien explique également la rareté des occasions créées par l’attaque et ce, en dépit des tentatives du duo constitué de Hichem Baccar et Ali Maâloul qui ont été derrière les occasions les plus dangereuses des leurs. La palme revient cependant de manière incontestable à Rayen Derbali dont les généreux efforts ont été couronnés par le but de la victoire vers la fin de la première prolongation.
Une qualification obtenue donc à l’arraché par les Clubistes sfaxiens qui vont recevoir en demi-finale l’Espérance Sportive de Zarzis au stade Taïeb Mhiri. Et cette fois, avec leurs joueurs étrangers.
Ameur KERKENNI
