Pour ce troisième trimestre de l’année scolaire 2025/2026, les élèves des 7e, 8e et 9e années de l’enseignement de base, ainsi que ceux des 1ère, 2e et 3e années du secondaire passeront les devoirs de synthèse en deux étapes : du 13 au 19 mai (semaine avant bloquée) et du 20 au 26 mai (semaine bloquée). Cette 3e semaine bloquée compte beaucoup, surtout pour les élèves qui ont raté les deux premiers trimestres, mais aussi pour les bons élèves soucieux d’améliorer leurs scores et d’avoir d’excellentes moyennes annuelles, vu que ce trimestre est affecté d’un coefficient deux.
Les élèves de 4e auront à subir bientôt les épreuves du baccalauréat qui auront lieu les 3, 4, 5, 8, 9 et 10 juin 2026. De même, les élèves de 9e année de base, candidats à l’examen de fin de l’enseignement de base général et technique, auront à affronter leurs épreuves les 18, 19 et 20 juin.
Tous les acteurs scolaires (administration et corps enseignant) sont mobilisés pour garantir le bon déroulement de ces épreuves que les professeurs devront corriger et en remettre les feuilles de notes selon un calendrier fixé préalablement par l’administration. Dans les lycées et les collèges, tout est fin prêt pour ces examens de fin d’année. Administration, enseignants, élèves et parents ont déjà réglé leurs montres à l’heure de ces examens. Les élèves devront travailler d’arrache-pied pour affronter enfin les épreuves des matières principales qui se dérouleront pendant la semaine bloquée : une étape décisive aussi bien pour les élèves que pour les parents qui, eux aussi, passent par une période d’inquiétude et d’appréhension tout en essayant de fournir tout le nécessaire à leurs chérubins en cette période d’examen : accompagnement psychologique, cours de soutien et assistance scolaire pour leur permettre d’affronter ces épreuves sans souci.
Quant aux professeurs, ils seront mobilisés durant tout le mois de juin pour accomplir maintes tâches : surveillance lors des examens nationaux (baccalauréat et DFEEB), correction des copies des élèves et remise des notes à l’administration suivant un calendrier établi (certains seront convoqués pour la participation aux commissions de correction relatives aux examens du bac et du diplôme), bulletins et livrets scolaires à remplir (appréciations et signature), présence aux différents conseils des classes pour les délibérations et les décisions à prendre concernant les élèves : une véritable course contre la montre et ce, jusqu’au 30 juin, dernier jour de l’année scolaire.
Gare à la fraude !
Le phénomène des fraudes lors des examens a connu une évolution croissante ces dernières années, notamment en raison des avancées technologiques qui ont donné naissance à de nouvelles formes de triche, permettant à certains candidats d’établir des contacts avec des personnes extérieures à la salle d’examen. La fraude aux examens n’est pas l’apanage seulement des candidats au bac, mais aussi des élèves des classes inférieures pour qui elle est devenue une pratique courante lors des devoirs de contrôle ou de synthèse. Les élèves surpris en flagrant délit sont certes sanctionnés par le conseil d’éducation mais souvent, ils récidivent en toute insouciance. A l’heure où les élèves studieux et appliqués sont en train de réviser, d’autres consacrent leur temps à préparer des astuces de fraude. Dès lors, il faut mettre en place de nouvelles stratégies administratives, au niveau du ministère, des écoles et des centres d’examen pour faire face à ce phénomène et le combattre. Pourtant, nos élèves sont sensibilisés à l’importance de bien se préparer aux examens et de comprendre leur impact sur la construction de leur avenir, ainsi qu’aux sanctions prévues pour les fraudeurs. Malgré tout, certains élèves considèrent la triche aux examens comme un subterfuge dont ils usent pour affronter les examens. Mais ils ignorent souvent que la triche aux examens est une mauvaise pratique, illégale et lourde de conséquences, une fois le tricheur est pris la main dans le pot de miel.
Hechmi KHALLADI
