Le nombre d’agressions visant les journalistes a enregistré, en juin, une hausse par rapport au mois de mai, selon un rapport publié, jeudi, par l’Unité de monitoring du Centre de sécurité professionnelle, relevant du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT).
L’unité a, ainsi, recensé 16 agressions contre des journalistes et cameramen. En mai dernier, cinq agressions avaient été recensées.
Selon le rapport, la capitale concentre l’essentiel des incidents, avec douze cas recensés dans le gouvernorat de Tunis. Les quatre autres agressions ont été signalées à l’Ariana, Béja, Kairouan et Sfax, à raison d’un cas par gouvernorat.
Le rapport pointe, également, la persistance d’entraves injustifiées à l’exercice du journalisme : des reporters contraints de quitter leurs lieux de couverture, des documents professionnels confisqués, autant de pratiques qui entravent le droit à l’information.
Au-delà des agressions physiques, le document dénonce des pratiques de rétention de l’information de la part de plusieurs ministères et institutions publiques, qui tardent à répondre ou ignorent carrément les demandes d’accès à l’information, privant ainsi les journalistes de données dans les délais légaux.
Face à cette situation, l’Unité de monitoring a formulé plusieurs recommandations. Elle appelle la Présidence du Gouvernement à réviser les circulaires n° 19 et n° 4, et à rappeler à l’ensemble des administrations publiques le droit des journalistes à exercer librement leur métier.
Elle exhorte, par ailleurs, le ministère de l’Intérieur à donner des instructions claires à toutes les unités sécuritaires pour garantir le respect du droit des journalistes à la couverture sur le terrain et mettre fin à toute forme d’entrave à leur travail.
Le rapport insiste, aussi, sur la nécessité de garantir un procès équitable dans les affaires judiciaires impliquant des journalistes.
