Le Président de la République, Kaïs Saïed, s’est entretenu par téléphone, mardi, avec son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, des relations historiques qui unissent les deux pays frères et des moyens de les renforcer dans l’ensemble des domaines.
Les deux chefs d’État ont également examiné la situation dans la région, marquée par une accélération sans précédent des événements. À cette occasion, Kaïs Saïed a réaffirmé la position constante de la Tunisie selon laquelle la sécurité de l’Égypte constitue une composante essentielle de la sécurité arabe. Il a souligné que seule l’unité des pays de la région est à même de leur permettre de relever les défis auxquels ils sont confrontés.
Le président de la République a, par ailleurs, estimé que le mouvement sioniste mondial, qui œuvre depuis le XIXe siècle à renverser la nation arabe, cherche aujourd’hui, en vain, à déstabiliser les États en attisant les tensions internes.
Il a, également, mis en avant la volonté commune d’instaurer un nouvel ordre humain appelé à remplacer un ordre mondial qu’il a qualifié d’injuste et aux lourdes conséquences, estimant que l’humanité commence progressivement à s’en détourner.
Les deux présidents ont en outre évoqué la guerre d’extermination menée contre le peuple palestinien, dont les droits ne sauraient être effacés ni par le temps ni par les armes les plus destructrices, selon un communiqué de la présidence de la République.
S’agissant de la Libye, les deux dirigeants ont réaffirmé que la solution à la crise ne peut être que libyenne. Ils ont souligné que le peuple libyen, attaché à l’unité de son territoire, est en mesure de parvenir à une solution conforme à ses aspirations.
Kaïs Saïed a renouvelé son invitation à Abdel Fattah al-Sissi à effectuer une visite officielle en Tunisie, dont la date sera fixée d’un commun accord dans les plus brefs délais.
