La première, ce soir, de Mouine Chaâbani à la tête de la direction technique de la sélection nationale. Une première qui survient après une série de trois fortes déceptions, d’abord en Coupe arabe des Nations, ensuite en CAN, puis au dernier Mondial. Suite à ces déboires, l’équipe nationale a payé le prix fort puisqu’elle a perdu un terrain énorme au classement FIFA en pointant à une modeste 57e place, elle qui a régulièrement figuré au-devant du classement des sélections africaines et arabes.
Dirigée aujourd’hui par un jeune technicien tunisien qui a fait ses preuves au Club Sportif de Hammam-Lif et, surtout, à l’Espérance Sportive de Tunis et au club marocain de la Renaissance Sportive de Berkane, l’équipe de Tunisie est déterminée à tourner cette triste page et à entamer un nouveau cycle plus lumineux, celui de la réhabilitation et de la réconciliation avec son public. Le coup d’envoi sera donné ce soir avec la confrontation face à l’Ouganda sur la pelouse du stade Hamadi Agrebi de Radès, pour le compte des éliminatoires de la 36e édition de la Coupe d’Afrique des Nations qui sera organisée conjointement par le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie, du 19 juin au 17 juillet 2027.
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L’ensemble tunisien, qui ouvrira les éliminatoires de son groupe H, sera à cette occasion partiellement remanié par rapport à celui qui a négocié les trois dernières échéances. En effet, n’y figurent pas les Yassine Meriah, qui moisit sur le banc du Club Africain, Dylan Bronn, qui est à court de compétition avec son club, le Servette de Genève, après son retour de blessure, Ali Abdi, qui a perdu sa place en équipe nationale à la suite de sa dernière déclaration jugée offensante à l’égard de la sélection, Elyès Skhiri et Rani Khedhira, qui viennent d’annoncer leur retraite internationale, Hannibal Mejbri, pour cause de blessure, ainsi que le nouveau sociétaire d’Al Ahly Benghazi, l’attaquant Firas Chaouat, pénalisé par l’arrêt du championnat libyen. Cela fait beaucoup de monde. En contrepartie, l’équipe de Tunisie a enregistré le retour de certains vétérans qui sont en train de bien carburer sur les terrains. On fait plus particulièrement allusion à Ali Maâloul, Ferjani Sassi et Aïssa Laïdouni. Retour aussi du milieu de terrain Mohamed Ali Ben Romdhane, de Alaa Ghram, le défenseur central du Shakhtar Donestk ukrainien, ainsi que de Amine Charni. On enregistre également la première convocation en équipe A de l’axial du club Istra 1961 croate, Mohamed Nasraoui, et de l’attaquant du Club Africain, Mohamed Sadok Kadida, ainsi que du sociétaire de Dijon, Samy Chouchane.
Une formation fortement remaniée
Pour réussir ce nouveau départ, l’équipe de Tunisie est tenue de faire preuve d’une concentration de tous les instants sur tous les plans du jeu et d’une application tactique sans faille. Elle doit aussi négocier le match avec confiance en ses moyens, sans précipitation mais aussi et surtout, en prenant au sérieux son adversaire qui, sans être un foudre de guerre, est cependant capable de poser des problèmes à notre Onze national.
Concernant maintenant la composition de l’équipe rentrante, il est vraiment difficile de la déchiffrer du fait qu’elle dépend du choix d’un nouveau sélectionneur qui a ses propres convictions. Par conséquent, au niveau de bon nombre de postes, à commencer par celui de gardien de but, il y a, à chaque fois, deux, voire plus de prétendants. C’est ainsi que dans la cage, Aymen Dahmen et Mouhib Chamakh ont les meilleures chances d’être titularisés. En défense, on devrait retrouver Montassar Talbi dans l’axe, qui aura à ses côtés, probablement, Alaa Ghram. Le flanc droit de l’arrière-garde tunisienne sera sûrement confié à Yann Valery tandis que sur le côté opposé deux, joueurs seront en ballottage, Ali Maâloul et Mohamed Amine Ben Hmida. Le milieu de terrain sera très probablement animé par Aïssa Laïdouni, Ferjani Sassi, Mohamed Ali Ben Romdhane et Ismaël Gharbi. En attaque, Sebastian Tounekti, Sadok Kadida, Hazem Mastouri et Elias Achouri sont à égalité de chances pour figurer dans le onze rentrant.
Ameur KERKENNI
