Le Centre des musiques arabes et méditerranéennes, Palais Ennejma Ezzahra à Sidi Bou Saïd, a abrité ce vendredi soir une célébration à l’occasion de la remise du certificat officiel de l’inscription de Sidi Bousaid au patrimoine mondial de l’UNESCO le 25 juillet 2026 à Busan (Corée), n à Paris
Pour rappel, le certificat officiel a été remis ce jeudi 24 septembre 2026 au siège de l’organisation à Paris. C’est M. Dhia Khaled, Ambassadeur et Délégué permanent de la Tunisie auprès de l’UNESCO, qui l’a reçu des mains de Lazare Eloundou Assomo, Directeur du Centre du patrimoine mondial de l’organisation onusienne.
Cette réception a eu lieu en présence de la ministre des Affaires culturelles, du directeur général de l’Institut National du Patrimoine (INP), Tarek Baccouche, du gouverneur de Tunis et de plusieurs ambassadeurs.
Elle a souligné que cette inscription est l’aboutissement d’un parcours national de travail acharné mené par l’INP et les différentes structures et institutions intervenantes, qui constitue la deuxième réalisation accomplie par la Tunisie au cours de l’année 2026, suite à l’intégration du Géoparc Dahar au sein du réseau mondial des géoparcs mondiaux de l’UNESCO en avril 2026.
Mme Srarfi a affirmé que le choix de ce lieu pour célébrer l’inscription du village de Sidi Bou Saïd sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO s’explique par les significations culturelles et historiques qu’il revêt, le Centre des musiques arabes et méditerranéennes étant considéré comme l’un des phares du village de Sidi Bou Saïd, l’un de ses joyaux culturels et son cœur battant.
La ministre a relevé que l’inscription du village représente un acquis et une étape renouvelée dans un parcours national intégré que le ministère à ancré, à travers le lancement de la préparation des dossiers relatifs à d’autres éléments du patrimoine pour leur inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il s’agit notamment du Oud, des articles en palmier nain et en fibres végétales, qui sont des dossiers conjoints qui seront soumis au Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel en décembre 2026, outre les dossiers en cours de finalisation que sont le complexe hydraulique romain de Zaghouan-Carthage et la Médina de Sfax, ainsi que d’autres dossiers en cours d’élaboration comme la Jebba tunisienne et la tenue de la mariée de Mahdia.
À cette occasion, la ministre a remis des certificats à l’équipe scientifique et technique qui a contribué à l’élaboration du dossier du village de Sidi Bou Saïd intitulé « Le village de Sidi Bou Saïd : un centre d’inspiration culturelle et spirituelle en Méditerranée », en vue de son inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Mr Baccouche, a indiqué que ce village porte une histoire diversifiée. Il se distingue particulièrement par son urbanisme et son architecture remarquable et singulière, avec l’intégration des bâtiments, des ruelles et des habitations avec la nature du site géographique surplombant la mer, ainsi que par sa valeur spirituelle et la richesse de sa mémoire spirituelle, ce qui a rendu possible le dossier de son inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Suite de l’inscription du village de Sidi Bou Saïd sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO le 25 juillet 2026, le nombre d’éléments tunisiens inscrits sur la liste du patrimoine de l’humanité s’élève à dix sites comprenant neuf biens culturels et un bien naturel, portant ainsi le nombre total des éléments tunisiens inscrits, entre sites archéologiques et éléments du patrimoine immatériel, à 24 éléments.
