Le ministre des Affaires étrangères, de la migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a affirmé, samedi, devant la 81ᵉ session de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, que rétablir la confiance dans le multilatéralisme repose sur deux conditions sine qua non, à savoir un engagement sincère et une réforme profonde de l’Organisation.
S’exprimant au nom de la Tunisie lors du débat général de haut niveau, Nafti a salué l’élection de Khalilur Rahman à la présidence de l’Assemblée générale et rendu hommage au Secrétaire général sortant Antonio Guterres pour ses louables efforts déployés au service de la paix et du développement dans un contexte international d’une extrême complexité.
Le ministre des affaires étrangères a estimé que la restauration de la confiance dans le système onusien exige, en premier lieu, un engagement responsable de tous les États à respecter le droit international et la Charte des Nations Unies, fondée sur l’égalité souveraine, le non recours à la force, le règlement pacifique des différends et la bonne fois dans la mise en oeuvre des obligations internationales.
La seconde condition, a-t-il ajouté, est l’accélération d’une réforme globale de l’ONU à travers la révision des mécanismes de décision pour une représentation géographique plus équitable, et le renforcement de la transparence et de la redevabilité.
« Sans progrès réels sur ces deux fronts, l’action collective restera otage de calculs géopolitiques étroits », a-t-il prévenu.
Nafti a saisi l’occasion pour saluer l’initiative « ONU 80 » comme une opportunité et non une étape finale, à condition d’un cadre consultatif inclusif préservant le caractère intergouvernemental de l’Organisation, mettant l’accent sur l’impératif qu’il y a à ce que toute réforme ne réduise pas le soutien aux pays en développement.
(D’après TAP)
