Après une piètre participation à la précédente CAN au Maroc et après avoir subi de sévères revers au dernier Mondial, l’équipe de Tunisie n’a pas réussi à relever la tête en se faisant accrocher au stade Hamadi Agrebi de Radès par l’Ouganda à l’issue d’une prestation décevante. Ainsi, depuis le mois de novembre dernier, et jusqu’au match contre les Ougandais, pour le compte de la première journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2027, soit durant une période de dix mois, le Onze national n’a pas réussi à remporter la moindre victoire. Outre les difficultés qui l’attendent sur le chemin de la qualification avec un parcours qui s’annonce d’autant plus ardu que seules trois équipes, la Tunisie, la Libye et le Botswana, se disputent l’unique billet en jeu dans le groupe, le second étant revenu directement à l’Ouganda, qualifié d’office en tant que co-organisateur, avec le Kenya et la Tanzanie, de la prochaine CAN qui aura lieu du 19 juin au 17 juillet 2027. Il faudrait donc que Mouine Chaâbani et ses joueurs prennent compte dans leurs calculs de ce que pourrait être la nature du comportement de l’Ouganda dans ces éliminatoires, en espérant qu’elle fera preuve, lors de ses prochains matches dans ces éliminatoires, de la même motivation avec laquelle elle a joué conte la Tunisie. Surtout que la CAF vient d’informer la FTF que les résultats des matches de l’Ouganda sont comptabilisés.
Un adversaire qui nous a de tout temps posé des problèmes
Apres ce premier semi-échec, l’équipe nationale n’est donc pas sortie de l’auberge. Demain, elle sera de nouveau devant un autre examen difficile en affrontant le Botswana, un adversaire qui pourrait s’avérer plus coriace encore que l’Ouganda. Pour la petite histoire, notons que la Tunisie a affronté, jusque-là, ce même adversaire à sept reprises et, à chaque fois, il nous a donné du fil à retordre, à l’exception d’une victoire tunisienne par 3-0. En effet, la différence au score dans nos confrontations avec les Botswanais n’a jamais dépassé un but. Les six autres face-à-face se sont soldés par deux victoires de la Tunisie, autant de victoires du Botswana dont l’une à Radès même, acquises toutes les deux par un score identique (1-0), et deux parités blanches. Même si la victoire obtenue en déplacement par le Botswana contre la Tunisie remonte à longtemps (16 ans), une pareille mésaventure risque de se reproduire vu l’actuel état des lieux peu reluisant de la sélection tunisienne.
En tout cas, ce n’est pas en jouant comme il l’a fait contre l’Ouganda que le Onze national pourrait battre le Botswana qui vient, rappelons-le, de tenir en échec la Libye (2-2) chez elle après avoir mené la plupart du temps (2-0).
Remaniements en vue
Mounir Chaâbani qui a, assurément, tiré les enseignements qui s’imposent de la petite sortie des siens contre les Ougandais, est appelé à revoir sa copie. Tant au niveau de la composition de la formation qu’à celui des choix tactiques qui ont montré, ce jour-là, leurs limites avec une fébrilité manifeste de la défense, une construction de jeu approximative et une animation offensive des plus quelconques. A telle enseigne que la Tunisie n’a pas réussi, à deux exceptions près, à se créer de véritables occasions de but. Partant de ces considérations, l’on s’attend à ce que la composition de l’équipe rentrante soit partiellement différente de celle qui fut alignée contre l’Ouganda. Il devrait y avoir au moins trois ou quatre changements qui toucheront la totalité des compartiments de l’équipe. La seule certitude est que Aymen Dahmen sera reconduit dans la cage. Par contre, tous les autres postes sont susceptibles d’avoir d’autres postulants. Mais, et quelle que soit le composition du onze rentrant, la Tunisie est condamnée à l’emporter, autrement elle verrait s’évaporer une bonne partie de ses chances de qualification.
Ameur KERKENNI
