Deux matchs, deux nuls, quatre points lâchés à domicile. Après l’Ouganda (1-1), la Tunisie a de nouveau calé face au Botswana (2-2), lundi soir au stade Hamadi Agrébi de Radès, pour le compte de la 2e journée (Groupe H) des éliminatoires de la CAN 2027.
Dès l’entame, les Aigles de Carthage ont mis le pied sur le ballon, mais sans tranchant. Pression haute, circulation rapide, volonté d’ouvrir le score très tôt : les intentions étaient belles, mais il manquait ce petit supplément d’âme, ce coup de rein capable de faire sauter le verrou. Les offensives tunisiennes restaient timides, inachevées, comme si les hommes de Chaabani craignaient de se livrer entièrement. Et comme souvent dans ce genre de match, c’est l’adversaire qui a frappé le premier.
La première banderille est venue du Botswana : sur corner, Mahutsiwa trouvait la transversale (11e). Un avertissement sans frais pour une défense tunisienne déjà fébrile. Les Tunisiens, eux, butaient sur un Phoko impérial dans les cages, à l’image de cette parade devant Laidouni (27e). Ali Maaloul tentait sa chance à son tour, mais Ismail Gharbi butait encore sur le portier adverse (30e). Et contre le cours du jeu, Kgamanyane crucifiait la défense tunisienne sur un contre éclair (38e). Un but contre le cours du jeu, un vrai coup de poignard pour des Tunisiens qui monopolisaient le ballon sans réussir à le mettre au fond.
La réaction ne tardait pas : Hazem Mastouri, d’une tête rageuse, remettait les siens dans le match juste avant la pause (44e). Dans le temps additionnel, Ben Slimane était tout proche de doubler la mise, mais son tir était un peu trop croisé. Les deux équipes regagnaient les vestiaires sur un score de parité.
Au retour des vestiaires, les Tunisiens repartaient pied au plancher. Et dès la 49e, le même Mastouri, opportuniste sur une erreur défensive, signait un retourné acrobatique pour donner l’avantage aux siens. Radès exultait… trop vite. C’était compter sans la terrible efficacité du Botswana. Sur un nouveau contre rondement mené, Nasraoui se trouait sur le hors-jeu et Ditsele, tout juste entré en jeu, égalisait d’un lobe astucieux (60e). Deux partout. Le scénario se répétait, implacable. La défense tunisienne, encore une fois, avait craqué sur un contre.
Chaabani tentait alors de secouer son équipe avec les entrées de Ben Romdhane et Achouri, puis de Cherni, Tounekti et Elloumi. Mais la défense botswanaise, compacte et disciplinée, d’une solidité exemplaire, tenait bon. Achouri trouvait le poteau (72e), Mastouri voyait sa tête détournée par Phoko, homme du match. Rien n’y faisait. Les ultimes offensives tunisiennes étaient maladroites, précipitées, sans réelle emprise.
Avec huit minutes de temps additionnel, les Aigles ont poussé, mais sans réussite. Le Botswana, lui, repart de Radès avec un nul précieux et plein d’espoirs. La Tunisie, elle, voit sa mission se compliquer sérieusement dans ces éliminatoires.
