Conséquence logique du naufrage de l’Etoile Sportive du Sahel depuis l’entame de la nouvelle saison, il semble que les jours du technicien français Christian Bracconi sont comptés à l’Etoile, et d’après des sources fiables, l’après-Bracconi a déjà commencé.
A ce sujet, nous avons appris que Imed Ben Younes est fortement pressenti pour reprendre en main les commandes de l’Etoile, surtout qu’une relation de forte amitié lie l’actuel entraîneur de l’Avenir sportif de la Marsa au directeur sportif de l’Etoile, le revenant Zied Jaziri.
Nous y reviendrons…
«On n’a pas été mauvais, on a été plutôt très mauvais»
En effet, rien ne va plus à l’Etoile, puisqu’encore une fois, et en dépit d’une trêve qui devait normalement permettre au staff technique et aux joueurs de remettre les pendules à l’heure après un début de saison calamiteux, les coéquipiers de Wajdi Kechrida, de nouveau transparent, ont concédé la défaite face au nouveau promu, le club sportif de Hammam Lif de surcroît dans leur fief au stade olympique de Sousse.
Outre bien entendu la défaite, les hommes de Christian Bracconi ont fourni une prestation catastrophique dimanche dernier devant des «Vert et Blanc» bien en place et opérant raisonnablement et conformément à leurs moyens, au point de se poser en toute évidence maintes interrogations sur la nature du travail accompli durant la trêve, puisque les Etoilés ont fourni pratiquement leur plus mauvaise prestation depuis le début de l’actuelle saison. «On n’a pas été mauvais. On a été plutôt très mauvais», a affirmé le coach français de l’Etoile sur un air visiblement dépité, avant d’enchaîner : «Je ne peux même parler de tactique ou de technique compte tenu de la prestation médiocre de mon équipe à tous les points de vue».
Les nouvelles recrues encore une fois décevantes
La défaite essuyée dimanche face aux hommes de Chamseddine Dhaouadi a été l’occasion pour mesurer de nouveau les limites technico-tactiques des nouvelles recrues de l’Etoile. En commençant par un Philippe Lanquetin athlétiquement dépassé par les évènements et au placement hasardeux -le heading imparable de Chiheb Ben Frej a été en partie réussi à cause justement du retard de jaillissement de Philippe Lanquetin-, en passant par un Ousmane Diakhaté manifestement limité techniquement et complètement désorienté au niveau de la ligne médiane de l’Etoile, pour finir avec l’attaquant nigérian Kingsley Eduwo auteur d’une entrée calamiteuse en ratant bizarrement une occasion en or pour arracher le nul, et dont les mouvements sur le terrain sont terriblement marqués par un surpoids étonnant.
Hatem REGAIEG
