Pour l’Etoile Sportive du Sahel, ce qui s’est passé entre la période estivale consacrée à la préparation de la nouvelle saison et le début du championnat Elite, est à peine croyable. Jugez-en : après six journées de compétition, l’équipe partage la première place avec l’Espérance Sportive de Tunis et le Club Africain et totalise six victoires, dont trois en déplacement. Mieux, les gars de Boujaâfer ont, à chaque sortie, allié l’art et la manière, confirmant ainsi leur statut d’habituel prétendant au titre. Plus que flatteur, ce premier bilan est inespéré, dans la mesure où tout, absolument tout était réuni en été pour une saison catastrophique.
En effet, l’Etoile fut la dernière équipe à reprendre les entraînements au mois de juillet, en raison de la situation kafkaïenne dans laquelle elle était engluée : section sans président et sans dirigeants, départ massif des joueurs vers d’autres cieux, et puis un comité directeur du club plutôt totalement concentré sur la section football au détriment de celle de handball.
Ils y ont cru
Celle-ci, ainsi à l’abandon et, par moments, menacée de disparition, ne tentait donc plus personne jusqu’au jour où, par miracle, l’ancienne gloire du club Sami Mestiri tomba du ciel, en acceptant volontiers de se jeter dans la gueule du loup. En solitaire et fidèle de l’ESS, il y a cru, en commençant par ramener une poignée de joueurs, en allant frapper aux portes d’autres, bref en redonnant vie à un corps presque cliniquement mort. Ces efforts gigantesques bénévolement déployés par Sami Mestiri ont eu pour effet de secouer le sentiment d’appartenance d’autres enfants du club, dont Ridha Rouatbi qui finira par prendre en main les destinées de la section. Du coup, ce fut la miraculeuse délivrance, l’apport financier de ce dernier ayant abouti à la conclusion d’importants recrutements de joueurs, dont les Razi Abdelmoula, Slim Brini, Bassem Ben Kader, Mouhib Kallel, Abdessalem Mdimagh et, tout récemment, le pivot international du CA, Ghazi Ben Ghali. Cela sans oublier les jeunes talents qui montent, Achref Aounallah et Hassine Ayachi. Tout ce beau monde est encadré par le vieux routier de l’Etoile, Seif Hmida, et le coach Morched Mrabet.
Non, ça promet pour la suite de la compétition.
Mohsen ZRIBI
