Le président de la République, Kais Saïed s’est rendu, jeudi, au carré des Martyrs à Bizerte, à l’occasion du 63e anniversaire de la fête de l’évacuation.
Lors de cette cérémonie, le chef de l’Etat a salué le drapeau national au son de l’hymne national avant de passer en revue un détachement des trois armées qui lui a rendu l’honneur, cite un communiqué de la présidence de la République.
Le président Saïed a ensuite déposé une gerbe de fleurs au pied du mémorial et récité la Fatiha à la mémoire des martyrs de la patrie.
Il a également rencontré d’anciens combattants ayant participé aux affrontements de juillet 1961, lors desquels les Tunisiens ont brandi le slogan « évacuation et arme », consentant de généreux sacrifices pour défendre l’indépendance et la souveraineté de la patrie.
Ces affrontements ont fait des milliers de martyrs et de blessés parmi les Tunisiens venus des différentes régions du pays.
Le chef de l’Etat a en outre souligné que « la Tunisie restera à jamais la tête haute » et que la patrie demeure « un dépôt sacré entre nos mains », réitérant l’engagement à œuvrer sans relâche à défendre la souveraineté du pays.
« Notre souveraineté ne se négocie pas », a-t-il martelé.
Le chef de l’Etat a en outre affirmé que le peuple tunisien est capable de relever les défis et de réécrire sa propre histoire, soulignant que le sang des martyrs demeure « un dépôt sacré » dont le peuple s’inspire pour réaliser ses aspirations légitimes dans les différents domaines.
Au centre-ville, où il a rencontré de nombreux citoyens, le président de la République a déclaré que la Tunisie fait face aujourd’hui à une bataille de libération semblable à celle menée par nos prédécesseurs, assurant que notre pays « n’acceptera rien d’autre que la victoire ».
Il a, à ce propos, reconnu l’ampleur des défis auxquels fait face la Tunisie, réaffirmant la ferme volonté de les relever.
Ces défis et obstacles, a-t-il poursuivi, sont le corollaire logique de plusieurs décennies de corruption et de sabotage et de manoeuvres malveillantes sciemment orchestrées par ceux qui se croient encore au-dessus de la loi.
Tout en insistant sur la dimension éminemment « nationale » de cette bataille, le chef de l’Etat a exhorté les Tunisiens à faire preuve de sens de responsabilité élevée afin de concrétiser les objectifs de la révolution et honorer la mémoire des martyrs.
Au terme de sa visite, le président Saïed s’est rendu à la base navale de Bizerte où il a inauguré un patrouilleur militaire fabriqué en Tunisie par des compétences nationales.
Il a souligné que cet exploit national ouvrira la voie à la fabrication d’autres équipements militaires, se déclarant profondément convaincu que le peuple tunisien, fort de sa jeunesse, de ses scientifiques et ses forces armées, est capable d’aller de l’avant sur la voie de l’excellence et de la créativité dans les différents domaines.
Dans une allocution vidéo prononcée à cette occasion, publiée via la page Facebook de la présidence de la République, le chef de l’Etat a loué la capacité dont dispose le peuple tunisien à « réaliser ce que nul n’aurait pu imaginer », indiquant que ce patrouilleur militaire a été fabriqué malgré les obstacles rencontrés.
Il a, à cette occasion, annoncé d’autres réalisations à venir dans le secteur naval, rendant hommage à tous ceux qui ont contribué à la concrétisation de ce projet.
Cet exploit national « sera gravé dans l’histoire en lettres d’or. », a-t-il encore renchéri.
Ont pris part à cette cérémonie, le ministre de la Défense et des membres du Conseil supérieur des armées.
