Avec cette qualification laborieuse aux huitièmes de finale, le public tunisien est resté sur sa faim. En effet, après une première sortie convaincante contre l’Ouganda, le Onze tunisien allait par la suite décevoir, d’abord contre le Nigéria (à l’exception du dernier quart d’heure de la rencontre), puis face à la Tanzanie. Au point que, vers la fin du dernier match du premier tour, les joueurs ont été sifflés par une partie du public. Si la prestation fort décevante contre les «Super Eagles» est due en grande partie à des choix tactiques erronés, comment pourront-nous alors expliquer le visage combien pâle affiché par l’équipe de Tunisie contre son homologue de Tanzanie du moment que le staff technique a tant bien que mal rectifié le tir sur ce double plan ?
L’image que l’équipe de Tunisie a donné d’elle contre les Tanzanie, qui n’est après tout pas un foudre de guerre, laisse vraiment à désirer avec des joueurs à court d’inspiration, lents dans leur mouvements, à cause d’un manque évident de fraîcheur physique et au mental, à l’évidence, sévèrement altéré par la sortie ratée contre le Nigéria.
Scepticisme
L’équipe a semblé gagnée par le doute, à l’image de son gardien Aymen Dahmen qui affichait d’habitude beaucoup d’assurance dans sa cage et qui était paru si frileux et tellement incertain dans ses actions, au point de commettre une grosse bourde dont a profité l’adversaire pour égaliser.
Le but de l’égalisation tanzanien a compliqué davantage la tâche des nôtres qui allaient depuis, verser totalement dans la médiocrité et manquer d’essuyer la défaite à plusieurs reprises.
A la lumière de ce que l’équipe tunisienne a laissé entrevoir au cours de ses deux dernières sorties du premier tour, disons-le crûment, le public tunisien est plutôt sceptique à propos de la confrontation contre le Mali, un adversaire d’un calibre supérieur. Sami Trabelsi et ses collaborateurs ont donc du pain sur la planche pour que le groupe retrouve de meilleures sensations et parvienne à rivaliser, avec la réussite espérée, avec une vieille connaissance qui nous a de tout temps posé de sérieux problèmes.
Ameur KERKENNI
