L’atrocité et la précarité de la situation managériale, et surtout financière, prévalant à l’Etoile Sportive du Sahel ont atteint leur paroxysme, au point de reléguer l’aspect sportif au dernier plan. D’ailleurs, ce dernier affiche un bilan le moins que l’on puisse avouer décevant et n’est autre que le corollaire logique et évident de cette crise gravement préjudiciable endurée par le club sahélien.
La récente défaite essuyée mercredi dernier face à l’Etoile Sportive de Metlaoui a été une fois de plus l’occasion de mesurer l’intensité des difficultés rencontrées par le staff technique pour motiver et booster les dispositions mentales et psychologiques d’un groupe laissé pour compte par des dirigeants étoilés déjà aux abonnés absents et qui affichent clairement une démobilisation flagrante sur le terrain et une absence manifeste de motivation. Un constat qui complique naturellement la tâche d’un staff technique qui a épuisé, en vain, toutes sortes de discours motivationnels à l’attention de ses joueurs.
On gère l’ingérable
Dans ce registre, les coéquipiers de Sabri Ben Hassen n’ont pas reçu leurs émoluments depuis des mois déjà. Les joueurs en fin de contrat en juin prochain n’ont aucune visibilité par rapport à leurs sorts respectifs avec le club sahélien, en l’absence de vis-à-vis, le président de l’Etoile se trouvant en voyage à l’étranger depuis plus de deux semaines, et en l’absence d’un directeur sportif censé préparer dès à présent les contours de l’effectif de la prochaine saison.
Mais le summum de la précarité de la situation prévalant à l’Etoile est sans aucun doute l’obligation de générer plus de 5 millions de dinars d’ici à la fin du mois de juin afin de pouvoir participer aux compétitions nationales de l’exercice 2026/2027.
Une absence de communication inquiétante
Comme tout le monde le sait, dans la sphère managériale, et au pire des moments, il y a bien entendu la crise, c’est un constat, mais il y a également la communication sur la crise qui reste un exercice incontournable, voire inévitable, et qui est du ressort de n’importe quel manager «responsable» et qui se respecte.
Toutefois, face à cette précarité préjudiciable pour la pérennité même du club, le directoire de l’Etoile semble se réfugier bizarrement dans un mutisme exaspérant et qui ne fait qu’enflammer les inquiétudes et le désarroi du public étoilé qui mérite clairement un sort plus valorisant par rapport aux sacrifices gigantesques qu’il ne cesse de consentir depuis des années.
On a comme l’impression que le directoire étoilé est en panne de conscience situationnelle digne de sa mission et surtout de la dimension multidimensionnelle de l’Etoile Sportive du Sahel, ce temple de performances sportives et surtout de valeurs.
A bon entendeur salut…
Hatem REGAIEG
