Réalisée moyennant un budget de 2 millions de dinars avec une capacité d’accueil de 500 bénéficiaires, l’école de la deuxième chance de Béja a été inaugurée, ce jeudi, par le ministre de l’Éducation, Noureddine Nouri.
« Cet établissement, réalisé dans le cadre d’un partenariat avec l’UNICEF, adopte une approche différente de celle de l’école classique et vise à réintégrer les élèves ayant abandonné l’école selon des méthodes scientifiques, psychologiques et sociales spécifiques », a affirmé le ministre à cette occasion.
« L’objectif étant de leur donner une deuxième chance pour garantir leur avenir soit en les réintégrant à l’école, soit en les orientant vers une formation qui répond à leurs attentes pour une meilleure insertion dans le marché de l’emploi », a-t-il expliqué signalant que l’école de la deuxième chance de Béja accueillera des enfants de toutes les régions avoisinantes en attendant la généralisation de cette expérience dans l’ensemble des gouvernorats.
Selon Nouri, l’école de la deuxième chance passe par l’identification des causes du décrochage scolaire et la mise en place de solutions adaptées à chaque bénéficiaire dans un environnement confortable et attractif.
De son côté, le directeur de l’École de la deuxième chance, Abdelaziz Abdelli, a indiqué que l’ouverture de l’école de Béja s’inscrit dans la stratégie d’extension de ce projet afin de rapprocher les services des bénéficiaires, à savoir les enfants âgés de 12 à 18 ans ayant quitté l’école.
Il a ajouté que la période de prise en charge s’étend sur environ neuf mois, avec un accompagnement qui se poursuit durant une année complète.
Le responsable a fait savoir que l’École de la deuxième chance de Bab El Khadra, ouverte depuis cinq ans, a permis jusqu’à présent de réhabiliter 4.000 bénéficiaires dont 20 % ont réintégré les bancs de l’école, tandis que les autres ont pu construire un avenir prometteur à travers d’autres parcours réussis.
