Le ministère de la Santé prévoit de parachever la mise en place d’un réseau national composé de cinq centres de toxicomanie répartis dans les différentes régions, et de lancer une étude nationale sur l’addiction en Tunisie au cours des années 2026 et 2027, a annoncé ce samedi Nabil Ben Saleh, chargé du dossier de l’addiction au sein du ministère.
Ben Saleh a précisé, lors d’une journée scientifique sur le thème « La toxicomanie : compréhension, prévention et prise en charge », organisée par la Société Tunisienne de médecine générale et de médecine de famille en collaboration avec la Société tunisienne de psychologie , que ce réseau englobe le centre « Al-Amal » situé à Jebel Wost (gouvernorat de Zaghouan), qui poursuit ses activités, ainsi que le centre de Sfax, qui sera réhabilité et reprendra ses activités, sans oublier trois nouveaux centres qui verront le jour respectivement à Dogga, dans le gouvernorat de Beja, à Monastir et dans l’un des gouvernorats du sud de la Tunisie, probablement Tozeur.
Il a souligné que les différents indicateurs disponibles font état d’une augmentation de la consommation de stupéfiants et de substances psychotropes en Tunisie, notamment avec l’apparition de nouvelles substances qui sont régulièrement saisies par les services compétents.
Il a ajouté que la Tunisie compte actuellement 18 centres de toxicomanie, réparties entre les hôpitaux publics et les centres de santé de base dans de nombreuses régions, précisant que le ministère s’efforce de généraliser ces centres afin de couvrir toutes les gouvernorats, à raison d’un ou deux centres par gouvernorat, avant la fin de l’année en cours.
Dans le cadre des efforts visant à fournir des données précises sur l’ampleur du phénomène, il a indiqué que le ministère de la Santé réalisera, au cours des années 2026 et 2027, une étude nationale sur la toxicomanie concernant la tranche d’âge comprise entre 15 et 65 ans, dans le but de mieux cerner la réalité et d’orienter les politiques et les programmes de prévention et de traitement sur des bases scientifiques.
(D’après TAP)
