Les jeux sont faits et la délégation tunisienne qui était au Mondial est déjà dans les airs pour rejoindre Tunis après une participation des plus catastrophiques avec des défaites aussi cuisantes qu’humiliantes, non pas par l’ampleur des scores uniquement, mais surtout par des prestations des plus faibles qui sont venues dévoiler les incohérences du football tunisien, sa très mauvaise gestion par une équipe fédérale composée d’amateurs dans un environnement loin d’être sain.
Nous avions parlé dans une précédente livraison des élucubrations de certains responsables qui n’ont de responsabilité que le nom, et qui ont été parachutés par des intérêts communs qui ont fait beaucoup de tort au football tunisien. Mais, comme le dit l’adage, «A quelque chose malheur est bon», et la déroute de l’équipe de Tunisie lors de ce Mondial a dévoilé beaucoup de dépassements et d’agissements aussi invraisemblables que graves sur lesquels l’autorité doit absolument enquêter afin de faire la lumière autour de ce qui a été dit et de ce qui a été fait avant et pendant cette Coupe du monde 2026.
Ainsi, nous avons lu, regardé et écouté sur les ondes des radios ou sur les plateaux de télévision des témoignages sur des dépassements qui ont dû être dénoncés bien avant le départ au Mexique. Mais, sans vouloir nous arrêter sur le moment choisi pour dérouler des récits et des indiscrétions, nous estimons qu’il est grand temps pour les pouvoirs publics de faire la lumière sur ce qui a été dit et fait dans les coulisses de l’équipe de Tunisie, car les révélations faites sont assez graves et méritent que l’on s’arrête dessus pour remettre de l’ordre dans la baraque.
Les clubs doivent réagir
Au même moment, les clubs qui ont leur part de responsabilité dans tout ce qui se passe dans notre football, doivent aujourd’hui prendre les devants et dénoncer les abus et la mauvaise gestion au sein de la Fédération Tunisienne de Football (FTF). Par amour du football et par respect des valeurs sportives et de l’image de marque de notre pays, ces clubs doivent appeler à une Assemblée générale élective et choisir des personnes capables de redorer le blason du football tunisien qui, de nos jours, est devenu un sujet de moquerie dans les sphères sportives mondiales.
Nous avons lu le communiqué de l’Amicale des clubs amateurs. Un communiqué qui nous rappelle ceux parus du temps de Wadii Jerii, ce qui ne peut en rien aider à sauver un football tunisien déjà à la dérive.
Dans ce contexte assez particulier, et afin de sauver ce qui peut encore l’être, les membres fédéraux, avec à leur tête Moez Nasri, le président de la FTF, son vice-président Houcine Jenayah et le président de la commission des sélections nationales Néji Chahed, ainsi que le directeur sportif Zied Jaziri sont dans l’obligation d’organiser une conférence de presse pour expliquer plusieurs points noirs de la participation tunisienne à ce Mondial et répondre aux accusations qui leur ont été portées.
Les membres «opposants», qui sont rentrés au pays avant le dernier match de la Tunisie face aux Pays-Bas, Rym Bejaoui et Moez Mestiri, doivent eux aussi se manifester et expliquer leur réaction et apporter leur témoignage.
Hédi RASSAÂ
