Le spectacle « Nostaljica », signé par l’artiste et producteur tunisien Mehdi Mouelhi a ravivé la flamme du tarab à la 60e édition du festival d’Hammamet . Conçu comme une passerelle entre les époques et les cultures, « Nostaljica » revisite des morceaux profondément ancrés dans la mémoire collective et propose une relecture contemporaine des grands classiques tunisiens, arabes et internationaux.
Aux côtés de Mehdi Mouelhi, les artistes Rana Zarrouk, Haytham Hlal, Mehdi Allani Lasaad Sendy, Ameni Harabi et Ayham Rahali ont interprété un répertoire éclectique mêlant chansons tunisiennes, arabes et internationales. A 22h00 , ils ont fait vibrer les gradins . Leur succès ne se fit pas attendre. Leurs belles voix leur donnent un charme particulier. Sans arrêter, ils ont réussi à mettre le feu en interprétant notamment « Fouk Ennakhil », « Ya Msafer Wahdek », « Alf Leila Wa Leila » et « Daaret El Ayam ».Entre tarab, mélodies rythmiques et chansons tunisiennes, vieux tubes et nouveaux titres, ils ont partagé leur show avec le public qui chantait à leur place dans la mesure où il connaît par cœur leur répertoire.Au meilleur de leur forme, ils ont brillé ce soir-là et montré encore une fois qu’ils demeurent des mélodistes de premier choix dont la présence sur scène a enchanté le public qui d’ailleurs comblé lui a récompensé par des tonnerres d’applaudissements.
La voix de Rana Zarrouk s’élève, monte dans le ciel, revient au-dessus des gradins, la tessiture fluide et variée est appréciée du public, les lumières des portables sont allumées ( c’est devenu un rituel comme un signe d’adhésion). Ovation debout. L’orchestre et le chœur, dirigés magistralement par Mehdi Mouelhi se plient à tous les styles. En interprétant avec brio une sélection de ses plus belles chansons, Rana a offert aux festivaliers une prestation éblouissante qui a captivé les cœurs et dégagé une énergie bouillonnante digne d’une star qui brille de mille feux.Portée par la magie des notes, la douceur des mélodies et l’harmonie instrumentale, l’assistance, transportée dans un voyage hautement sensoriel, s’est jointe à l’artiste pour chanter en chœur ces titres, dans un pur moment.
La soirée a laissé résonner des sonorités latino-américaines et de classiques comme « Vous les femmes », « Che Guevera » ou « Italiano ». Plus qu’un simple concert, cette prestation fut une célébration : celle d’une carrière bâtie sur l’émotion, celle d’un festival devenu symbole d’ouverture, et celle d’un lien indéfectible entre Mehdi Mouelhi et la scène musicale tunisienne.
Kamel Bouaouina
Photos Rached Berrazagua


