L’Organisation tunisienne pour informer le consommateur (OTIC) appelle à un suivi rigoureux des circuits de distribution du « zgougou » et des fruits secs à l’approche du Mouled. L’objectif est d’endiguer la flambée des prix, en identifiant l’impact réel de chaque intermédiaire, afin de garantir un prix équitable aux consommateurs sans léser les producteurs.
Dans une déclaration à l’agence TAP, le président de l’OTIC, Lotfi Riahi, a souligné que le prix final payé par le citoyen ne reflète pas uniquement le coût de production, mais intègre également les frais de collecte, de stockage, de transport, de vente en gros et de vente au détail. La multiplication des intermédiaires accentue ainsi l’écart entre le prix à la source et le prix de vente, favorisant, selon lui, la spéculation et certaines pratiques commerciales abusives, à l’occasion de cette fête religieuse.
Sur une production globale estimée à 350 tonnes de pignons de pin d’Alep, seules 95 tonnes seraient effectivement récoltées. L’OTIC sollicite l’intervention de la Direction générale des forêts pour déterminer les raisons de ce faible taux de récolte, qui pèse directement sur l’offre et contribue à tirer les prix vers le haut face à une forte demande saisonnière.
Afin de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en préservant les marges légitimes des commerçants et des agriculteurs, l’OTIC préconise un contrôle renforcé des stocks et des circuits de distribution, afin de lutter contre la spéculation et les pratiques monopolistiques, ainsi que la promotion de la vente directe du producteur au consommateur, ce qui permettrait de réduire les intermédiaires superflus.
L’organisation appelle également à davantage de transparence dans la fixation des prix de l’ensemble des produits agricoles et alimentaires de consommation courante, estimant que cette démarche devrait s’inscrire dans la durée et être étendue à l’ensemble des produits alimentaires de grande consommation.
