Partout ailleurs dans le monde footballistique, tout engagement est respecté à la lettre quels que soient les conditions, aléas, inconvénients ayant ressurgi en cours de route. Prenons à titre d’exemple le onze national Français, son planning est bien codifié bien à l’avance avec les dates, lieux et noms des adversaires à rencontrer en amical connus pour les cinq prochaines années ; et ce nonobstant l’identité du sélectionneur, les résultats en registrés, les titres remportés voire les cuisantes casseroles ramassées. On ne badine pas avec le respect d’éthique, la renommée des tricolores étant en jeu.
De faibles amateurs aux commandes
Du côté de chez nous, la gestion de notre sport roi » dit professionnel » se fait par des sieurs amateurs, petits bras, à la personnalité (au cas où elle existerait) au plus bas niveau, hantés par la peur aux tripes, manipulés par les réseaux sociaux, s’accrochant mordicus à leur fauteuil, …aux avantages dont ils bénéficient eux et leurs proches. La liste largement étoffée de la délégation officielle des » invités » au voyage d’agrément aux States en est le cinglant camouflet aux » bonnes intentions désintéressées » qu’ils n’ont eu de cesse de ressasser à longueur de journée, nous rabattant les oreilles avec leurs inepties à chaque occasion.
Scandaleux défilement contre le Mali
Il a suffi de deux lamentables » non-prestations » successives des aigles de Carthage (sic) contre des seconds couteaux à la maison (SVP)pour qu’un vent de panique balaie nos pseudo-décideurs quels qu’ils soient ; nous ne citerons personne mais la Tunisie Sportive les connait parfaitement. L’ogre Malien en amical ? Que non ! Eviter à tout prix un Waterloo annoncé, une cuisante casserole assurée. La solution ? Se débiner, sauve qui peut, se défiler » courageusement » en gommant tout bonnement cette terrible épreuve. Le prestige de la Tunisie, sa renommée, son passé glorieux, être la risée du monde entier ? Nos décideurs à tous les échelons n’en ont cure, rien à cirer. L’essentiel pour eux, éviter une énième humiliation, un score fleuve à la maison, les attaques au vitriol du public. Demain il fera jour et la pillule finira par passer comme toujours, le temps se chargeant de calmer les esprits comme ce fut toujours le cas depuis la nuit des temps, entendre depuis cette brillante et non moins inoubliable épopée de notre Tunisie au Mexique en 1978…
Mohamed Sahbi RAMMAH
