« L’expérience de SOS Villages d’enfants Tunisie est devenue un modèle inspirant pour plusieurs pays africains et arabes, notamment dans les domaines de l’autonomie financière, de la gouvernance, des programmes de maisons intégrées, de la santé mentale et du bénévolat », a indiqué le président de l’association SOS villages d’enfants Tunisie, Mohamed Megdiche.
Dans une interview télévisée accordée à l’agence TAP, Megdiche a souligné que son élection à la tête du bureau international régional de SOS Villages d’Enfants pour l’Afrique de l’Ouest, du Centre et du Nord (WCNA), regroupant 23 pays et bénéficiant à 240 mille enfants, constitue une reconnaissance internationale de l’expertise des cadres de l’association tunisienne et de l’efficacité de son approche.
Les associations SOS villages d’enfants des pays africains peinent encore à réaliser leur autonomie financière et s’intéressent beaucoup à l’expérience tunisienne en la matière, a-t-il expliqué précisant que SOS villages d’enfants Tunisie compte essentiellement sur ses propres ressources financières purement tunisiennes.
La Tunisie mettra son expertise à la disposition de ses homologues africains dans les domaines de la santé mentale, du bénévolat, de la communication et du développement des ressources, a ajouté le responsable, estimant que la généralisation de ce modèle tunisien constitue « un devoir humain et une source de fierté », notamment face à la situation de quelque 35 mille enfants en Afrique vivant dans la rue sans famille.
Dans ce contexte, Megdiche a également évoqué la convention, une première du genre, conclue entre SOS village d’enfants Tunisie et son homologue égyptienne.
Cet accord vise à permettre à l’association égyptienne de tirer profit de l’expérience tunisienne en matière de gouvernance et d’autonomie financière.
Cette coopération devrait également ouvrir de nouvelles perspectives aux jeunes des villages des deux pays, à travers l’organisation d’activités solidaires communes, des échanges de visites et des formations conjointes au profit des cadres.
Le président de l’association a, par ailleurs, exprimé l’espoir de voir ce partenariat s’étendre à d’autres pays, notamment la Jordanie, le Liban et la Syrie, afin de donner une dimension arabe commune au développement des mécanismes de prise en charge des enfants sans soutien familial, en s’appuyant sur les lois et dispositifs développés dont dispose la Tunisie dans ce domaine.
