Des enseignants suppléants ayant travaillé entre 2006 et 2024 ont observé, ce vendredi, un sit-in devant le siège du ministère de l’éducation pour revendiquer la régularisation de leur situation et l’inscription de leurs noms dans la base de données relative à l’intégration.
Dans une déclaration à l’agence TAP, leur coordinatrice nationale, Faten Chennoufi, a souligné leur droit à une réponse officielle concernant les recours qu’ils ont déposés auprès des commissariats régionaux de l’éducation, après leur exclusion de la base de données du ministère de tutelle pour régulariser leur situation en deux tranches.
L’intervenante a estimé que les suppléants ne sont responsables de l’erreur administrative survenue lors du traitement de leurs dossiers, qui a empêché la régularisation de leur situation et leur recrutement, contrairement à leurs collègues.
Leur nombre ne dépasse pas 800, selon ses estimations, alors que les établissements scolaires enregistrent actuellement de nombreux postes vacants dans des matières de base, notamment les mathématiques et l’arabe.
Faten Chennoufi a affirmé que les enseignants concernés disposent de tous les documents attestant qu’ils ont été chargés d’assurer le remplacement des enseignants manquants durant la période prévue par le décret présidentiel n° 21 de 2025, daté du 8 janvier 2025, relatif à l’intégration des instituteurs et des enseignants suppléants dans les écoles primaires, les collèges et les lycées relevant du ministère de l’éducation, pour la période allant de 2006 à 2024.
Elle a également souligné que ces suppléants justifient d’une relation de travail établie conformément à la loi.
La coordinatrice nationale s’est interrogée sur le sort des années consacrées par ces enseignants au travail et à l’attente, relevant que, malgré le respect de toutes les conditions fixées par le décret présidentiel n° 21 de 2025, ils n’ont été retenus dans aucune des deux tranches prévues pour la régularisation de leur situation.
À noter que l’article premier de ce décret prévoit l’intégration, à la date de sa publication, de tous les instituteurs et enseignants suppléants en activité dans les établissements scolaires relevant du ministère de l’éducation.
L’article 2 stipule, quant à lui, que les suppléants qui n’étaient pas en activité à la date de publication du décret seront intégrés à compter du 1er janvier 2026, conformément à la base de la base de données du ministère recensant les personnes chargées d’assurer des cours pour combler les postes vacants depuis le 14 septembre 2006.
