La Tunisie célébrera, le 8 novembre 2026, la Fête nationale de l’arbre, placée cette année sous le slogan « Aujourd’hui un arbre, demain une forêt », dans un contexte marqué par l’urgence climatique et la nécessité de restaurer les zones forestières dévastées par les récents incendies.
Organisée sous l’égide du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, cette manifestation vise à mobiliser les institutions et la société civile en faveur de la préservation du patrimoine forestier national, mis à rude épreuve par la sécheresse et les feux de forêt.
Cette célébration coïncidera avec le lancement effectif des opérations de reboisement dans les zones touchées par les incendies survenus au cours de l’été 2026. Selon la Direction générale des forêts, ces opérations, prévues de novembre 2026 à mars 2027, concerneront environ 4400 hectares de forêts et de zones arbustives détruits entre mai et juillet derniers, contre 2705 hectares au cours de la même période en 2025.
S’étendant sur près de 1,2 million d’hectares, soit 8,5 % du territoire national, le couvert forestier tunisien joue un rôle essentiel dans la protection des sols et la régulation du cycle de l’eau. Le secteur contribue à hauteur de 1,4 % au produit intérieur brut (PIB) et assure les moyens de subsistance de près d’un million de personnes, notamment dans les gouvernorats du Nord-Ouest et du Centre-Ouest, notamment Jendouba, Béja, Le Kef, Siliana et Kasserine.
Parallèlement, face à l’intensification des changements climatiques, les pouvoirs publics œuvrent à l’élaboration d’une nouvelle stratégie nationale de développement durable des forêts et des parcours pour la période 2026-2050. Cette stratégie vise à renforcer la gouvernance du secteur, à améliorer la résilience des écosystèmes forestiers et pastoraux et à accroître leur contribution à l’économie nationale, tout en s’appuyant sur des approches scientifiques pour favoriser la régénération des essences forestières.
Les autorités entendent également inscrire la protection du patrimoine forestier dans une démarche durable et collective, en encourageant l’implication des citoyens, des établissements scolaires et des entreprises dans la préservation de ce capital naturel au profit des générations futures.
