Bien que près de neuf mois nous séparent du championnat d’Afrique seniors dames qu’abritera la Tunisie, on y pense déjà dans nos murs, et c’est tant mieux, non seulement parce que toute échéance officielle, qu’elle soit continentale ou mondiale, nécessite irrémédiablement une préparation musclée en bonne et due forme, mais aussi et surtout parce que cette édition se tiendra sur nos terres, sous les toits de nos salles et en présence de notre public. La fédération a donc bien fait de mettre la pression dès à présent, coupant court à une vieille et sale habitude qui consistait à engager les préparatifs de tels rendez-vous tardivement et, parfois même, à quelques petits jours du coup d’envoi de la compétition.
Séances hebdomadaires
Retenant ainsi la triste leçon qui nous a coûté si cher par le passé, l’état d’alerte a été décrété, cette fois-ci, dès le début du mois en cours, sous forme de séances d’entraînement hebdomadaires (tous les lundis, mardis et mercredis) à Hammamet. Ce rythme sera non-stop, avant d’être entrecoupé de deux stages à l’étranger et de deux tournois internationaux amicaux à Hammamet. Le sélectionneur Pablo Morel et son adjoint Ahmed Ben Mahmoud, visiblement ravis d’avoir renoué avec leurs protégées qu’ils n’ont plus revues depuis l’expédition historique du Mondial de Hollande, sont en train de faire tout pour rétablir la belle ambiance qui régnait au sein du groupe. C’est pourquoi ils ont privilégié la continuité, en refaisant confiance aux mêmes joueuses. Il n’est, toutefois, pas exclu, selon certaines indiscrétions dignes de foi, que de nouvelles venues rejoignent la troupe, afin d’élargir le champ de manœuvre du staff technique, d’une part, et de renforcer le contingent des doublures pouvant remédier à d’éventuelles blessures, d’autre part. Dans ce contexte, il faut dire que ce n’est pas un hasard si Pablo Morel s’est vu, récemment, attribuer des pouvoirs étendus, en ayant désormais droit de regard sur les sélections des cadettes et des juniors dans lesquelles il peut puiser pour dénicher de jeunes talents capables de renforcer la sélection senior.
Le cas Sondes Hachana
Et alors que la préparation poursuit son bonhomme de chemin dans des conditions aisées et motivantes, et au moment où la fédération, fortement enthousiasmée par le great-event africain du mois de décembre prochain, a déjà déclenché une campagne de sponsorisation et de médiatisation tous azimuts, voilà qu’une mauvaise nouvelle enfle, à propos de la capitaine et meilleure joueuse du pays, en l’occurrence Sondes Hachana qu’on dit résolue à annoncer incessamment sa retraite internationale, pour des raisons de santé, assure-t-on dans son club de Moknine. Bien évidemment, au cas où cette nouvelle viendrait à être confirmée, on pourrait alors parler d’une grosse perte pour une sélection où on ne jure que par la classe de cette handballeuse de génie, qui demeure capable, à elle seule, de gagner un match. Si Morel, imagine-t-on, est en train de prier Dieu pour que Hachana ne rate pas cette CAN de tous les défis, nous aussi, partageons ses prières, car tout le monde est persuadé qu’avec elle, le Sept national féminin sera, chez lui, en mesure de remporter le titre africain qu’il n’a plus brandi depuis le dernier sacre ramené d’Alger en 2014.
Mohsen ZRIBI
