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Accueil » Nos routes ne peuvent plus servir de tombeaux roulants
Transport samedi, 14 mars, 2026,19:146 Mins Read

Nos routes ne peuvent plus servir de tombeaux roulants

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Par Zouhaïr BEN AMOR (Universitaire)

Chaque jour, en Tunisie, des milliers de citoyens empruntent les routes interurbaines avec une inquiétude devenue presque banale. Aller travailler, rejoindre l’université, se rendre à un rendez-vous médical, visiter sa famille ou simplement rentrer chez soi est devenu, pour beaucoup, une épreuve silencieuse. Le transport public, qui devrait être un facteur de sécurité, de confort et de dignité, se transforme trop souvent en source d’angoisse.

Et parmi les images les plus inquiétantes de cette réalité, il y a celle de ces taxis collectifs, ces mini-estafettes vétustes, surchargées, brinquebalantes, lancées à vive allure sur des routes déjà dangereuses. Ce que nous regardons sans réagir assez est pourtant grave : un système entier de déplacement est en train de s’user jusqu’à mettre en péril la vie des citoyens.

Les drames de la route ne peuvent plus être présentés comme des fatalités. Lorsqu’un véhicule ancien, mal entretenu, conduit de manière imprudente, continue à transporter quotidiennement des passagers entre les villes et les régions, il ne s’agit pas d’un simple dysfonctionnement. Il s’agit d’une démission. Car tout le monde voit ce que deviennent une partie de ces taxis collectifs : des moyens de transport poussés bien au-delà de leurs limites mécaniques, exploités au maximum pour multiplier les trajets, gagner une course supplémentaire, arracher quelques recettes de plus dans une économie elle-même sous pression. Cette logique de rendement finit par écraser toute autre considération, y compris la plus élémentaire : la sécurité humaine.

Il ne faut pas détourner le regard. Beaucoup de ces véhicules donnent à voir, au premier coup d’œil, les signes d’une fatigue avancée : carrosseries usées, sièges inconfortables, suspensions épuisées, portières défaillantes, ventilation absente, surcharge chronique. À cela s’ajoute le comportement de certains conducteurs qui, dans la précipitation ou l’obsession de rentabiliser la journée, roulent trop vite, doublent dangereusement, freinent brusquement, transforment la route en terrain de pari permanent. Ce n’est plus seulement du transport, c’est une mise à l’épreuve continue des nerfs et des vies. Le passager monte, se tait, espère arriver vivant et finit par considérer comme normal ce qui ne devrait jamais l’être.

La plus grande défaite est peut-être là : dans l’habitude. Nous nous sommes habitués à la peur. Nous nous sommes habitués à la vétusté. Nous nous sommes habitués à voir des véhicules inadaptés assurer des trajets interurbains essentiels. Nous nous sommes même habitués à ce que l’indignation ne dure que quelques jours après chaque accident grave. On s’émeut, on commente, on promet des contrôles, puis le quotidien reprend ses droits, comme si rien ne devait vraiment changer. Cette fatigue morale face au danger est elle-même un symptôme inquiétant. Une société qui banalise le risque dans les déplacements de ses citoyens finit par banaliser aussi leur vulnérabilité.

Pourtant, la question est simple. Un déplacement interurbain dans un pays moderne ne devrait pas se faire dans des conditions qui rappellent l’improvisation, la précarité ou la loterie. Entre les villes, entre les délégations, entre les régions, le transport devrait reposer d’abord sur des bus sûrs, confortables, bien entretenus, réguliers, accessibles et contrôlés. C’est cela, la norme souhaitable. C’est cela, le minimum attendu d’un service qui touche à la vie quotidienne, à l’activité économique, à la scolarité, à la santé et au lien social. 

Agir avec fermeté

Quand un étudiant doit voyager dans la crainte, quand un salarié commence sa journée dans la tension, quand une famille redoute un trajet ordinaire, ce n’est pas seulement le transport qui échoue, c’est une certaine idée de l’État.

Certains diront que ces taxis collectifs répondent à un manque, qu’ils comblent les insuffisances du réseau classique, qu’ils permettent à des régions entières de rester connectées. C’est vrai, en partie. Ils se sont imposés parce que l’offre publique est souvent insuffisante, irrégulière ou inadaptée. Mais reconnaître leur utilité ne signifie pas accepter l’inacceptable. Une solution de dépannage ne peut pas devenir, année après année, un danger institutionnalisé. Il y a une différence entre compléter un service public et s’y substituer dans des conditions qui finissent par menacer la vie des usagers. Là se trouve la ligne rouge que nous avons trop longtemps laissée s’effacer.

Il faut aussi éviter les faux procès. Tous les conducteurs ne sont pas des irresponsables, et tous les propriétaires ne sont pas indifférents à la sécurité. Beaucoup travaillent dans des conditions difficiles, subissent la hausse des charges, les coûts de réparation, la pression du quotidien et l’absence d’alternatives viables. Mais la compréhension sociale ne peut pas devenir indulgence politique. Le problème n’est pas d’accabler des individus isolés, il est de dénoncer un système qui pousse à l’excès, tolère la vétusté, laisse circuler des véhicules indignes et attend trop souvent le drame pour redécouvrir ses responsabilités.

La réponse, elle, ne peut plus être symbolique. Il faut des contrôles techniques sérieux, indépendants et réguliers. Il faut retirer immédiatement de la circulation les véhicules manifestement dangereux. Il faut mettre fin à l’idée selon laquelle quelques rappels à l’ordre suffisent à corriger une situation structurelle. Surtout, il faut réinvestir massivement dans le vrai transport public interurbain. Les Tunisiens ont besoin de bus modernes, fiables, propres, accessibles, avec des horaires respectés et une couverture territoriale pensée en fonction des besoins réels. 

Plus de place aux demi-mesures 

La sécurité routière ne se résume pas à des campagnes d’affichage ou à des sermons de circonstance, elle commence par des moyens de transport dignes de ce nom. Au fond, cette question touche à quelque chose de plus profond que la seule mobilité. Elle touche à la valeur que l’on accorde aux citoyens ordinaires. Quand on laisse des travailleurs, des étudiants, des femmes, des personnes âgées et des familles entières voyager dans des conditions aussi précaires, on envoie un message terrible, celui d’une dignité à géométrie variable. Comme si certains méritaient le confort et la sécurité, tandis que d’autres devaient se contenter du risque et de la résignation. Or le transport est un droit concret. Il relie les territoires, ouvre l’accès aux services, soutient l’économie locale, maintient le lien humain. Le négliger, c’est élargir encore les fractures entre les régions et entre les catégories sociales.

Le temps des demi-mesures est terminé. On ne peut plus continuer à regarder ces estafettes courir après une rotation supplémentaire, au prix d’une insécurité grandissante, comme s’il s’agissait d’un détail du paysage routier. Elles sont devenues, dans trop de cas, le symbole d’un abandon. Un abandon des normes, un abandon de la prévention, un abandon de l’exigence publique. Et quand l’abandon rencontre la vitesse, la surcharge et la fatigue mécanique, il finit toujours par produire des tragédies.

Il est urgent de changer de cap. Il est urgent de redonner aux déplacements interurbains le sérieux qu’ils méritent. Il est urgent, surtout, de cesser de traiter les vies humaines comme des variables secondaires dans une économie du transport à bout de souffle. Nos routes n’ont pas vocation à devenir des couloirs de peur ni des tombeaux roulants. Ce que demandent les citoyens est à la fois simple et fondamental : monter dans un véhicule sans craindre de ne pas arriver. Dans un pays qui se respecte, une telle demande ne devrait même pas avoir à être formulée. 

 

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