Ce qui se passe en ce moment à l’Etoile Sportive du Sahel est tout simplement avilissant pour l’image du club et de son histoire, et pour ceux qui ont œuvré durant des décennies pour mettre en valeur le standing et «l’aura» de l’ESS.
En d’autres termes, l’Etoile traverse l’une des phases les plus préjudiciables de son histoire et ce, à tous les points de vue, financier, managérial et naturellement sportif, au point de se faire considérer par certains observateurs plutôt pragmatiques, comme étant un club de seconde zone sans la moindre approche prospective.
12 buts encaissés en 5 matchs
Pour revenir au volet purement sportif -le plus important d’ailleurs- la énième cinglante défaite essuyée lundi dernier à Zarzis devant une Espérance Sportive de Zarzis conquérante et grandement déterminée, a été l’occasion de mesurer une fois de plus l’ampleur de la décadence que connaît l’Etoile à l’heure actuelle, qui a encaissé 12 buts lors des 5 dernières rencontres, des statistiques manifestement dégradantes pour les hommes de Mohamed Ali Nafkha, auteurs d’une prestation chaotique et surtout d’une nonchalance exaspérante, une déroute qui a fini par installer un climat de profonde indignation auprès de toutes les composantes du club sahélien.
Au-delà de la défaite, c’est surtout cette nonchalance dégradante dont ont fait preuve les coéquipiers de Rayen Annen qui donnaient l’impression de ne plus avoir l’envie de se surpasser et d’honorer le maillot qu’ils portaient, qui déçoit le plus.
Mais le pire, c’est que le directoire étoilé persiste et signe en termes de mutisme et d’absence totale d’un véritable tableau de bord à même d’au moins réduire la teneur de la décadence que connaît le club ces derniers temps.
Hatem REGAIEG
