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Accueil » Le mieux-disant et le prix efficient : réinventer l’achat public en Tunisie
ECONOMIA mardi, 19 mai, 2026,09:207 Mins Read

Le mieux-disant et le prix efficient : réinventer l’achat public en Tunisie

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Par Jamel BENJEMIA

Il est des habitudes administratives qui, à force d’être répétées, finissent par prendre l’apparence trompeuse de la sagesse. Le culte du prix le plus bas appartient à cette famille de certitudes commodes. On l’a longtemps présenté comme une digue contre le gaspillage, une preuve de prudence budgétaire, presque une vertu publique. Pourtant, un marché attribué au moins cher peut devenir le plus coûteux de tous : délais interminables, avenants successifs, prestations anémiques, contentieux, travaux repris, matériels défaillants. L’économie proclamée au moment de l’attribution se transforme alors en facture différée.

En Tunisie, la commande publique irrigue l’économie, règle la relation entre l’État et les entreprises, ouvre ou ferme l’accès des PME à la croissance, donne au citoyen la mesure concrète de la confiance qu’il peut placer dans l’action publique. Son cadre juridique repose notamment sur le décret n° 2014-1039 du 13 mars 2014, qui réglemente les marchés publics et demeure l’ossature centrale de la matière. À ce socle s’est ajoutée la dématérialisation, notamment à travers TUNEPS.

Mais un texte ne suffit jamais à produire une culture. Comment passer d’une administration qui vérifie surtout les pièces à une administration qui mesure la valeur ? Comment substituer au réflexe du prix minimal une intelligence du prix efficient ? La Tunisie a besoin d’une doctrine d’achat capable de marier rigueur, simplicité, délai, qualité et responsabilité.

Sortir du fétichisme du prix

Le prix est un chiffre ; la valeur est une histoire. Lorsque l’administration ne regarde que le montant inscrit au bas d’une offre, elle se prive d’une partie essentielle du réel : solidité du fournisseur, qualité technique, durée de vie du produit, coût de maintenance, disponibilité des pièces, capacité à tenir parole lorsque surgissent les contraintes du terrain. Le moins cher séduit parce qu’il paraît immédiatement lisible. Il donne au décideur une protection apparente : personne ne pourra lui reprocher d’avoir choisi l’offre la plus basse. Mais cette prudence devient parfois paresseuse. Elle transfère le risque vers l’avenir, vers l’usager, vers le budget de demain. Une route mal exécutée, un équipement fragile, un service livré hors délai coûtent davantage qu’une offre mieux évaluée dès l’origine.

Le mieux-disant ne signifie pas payer plus par goût du confort. Il signifie payer juste. Il oblige à regarder le coût complet, la qualité attendue, le sérieux de l’entreprise, la robustesse du calendrier et l’utilité publique produite. Le prix efficient ne récompense ni le moins cher ni le plus brillant sur le papier, mais l’offre qui donne à la dépense publique son rendement réel.

L’expérience italienne

La revue de la Fondation IFRAP n° 276 de mars 2026, intitulée «Achats publics : s’inspirer du modèle italien», offre une matière précieuse. Elle insiste sur la fragmentation des acheteurs publics, la mutualisation des commandes, la professionnalisation de la fonction achat et la transparence des prix. Son intérêt tient moins à l’imitation du modèle italien qu’à la philosophie qu’il révèle : l’État moderne n’est plus seulement celui qui dépense, mais celui qui organise l’intelligence de la dépense.

Le premier enseignement est la fin du mythe de la dispersion. Une petite commune, un établissement isolé, une administration peu outillée ne peuvent pas toujours porter seuls la complexité des marchés contemporains. L’Italie a déplacé le centre de gravité : le droit d’acheter n’est plus seulement attaché au statut de l’institution, mais à sa capacité démontrée. Selon l’IFRAP, la qualification obligatoire des stations d’achat, gérée par l’ANAC, transforme l’acte d’achat en compétence certifiée. Pour acheter, il faut prouver que l’on sait acheter.

Le deuxième enseignement est la mutualisation. Les centrales régionales offrent aux petites structures l’appui que leur isolement leur refusait jusque-là. En regroupant les besoins, l’acheteur public augmente son pouvoir de négociation et sécurise les approvisionnements. Le troisième enseignement est la professionnalisation. L’achat public n’est pas une formalité notariale, c’est un métier. Il suppose des juristes, des techniciens, des financiers, des agents formés au numérique, capables de lire un prix, de repérer une offre anormalement basse et de suivre une exécution.

Pour la Tunisie, la leçon est lumineuse : il ne s’agit pas de copier l’Italie, mais d’en extraire le nerf. TUNEPS pourrait devenir davantage qu’un portail de dépôt électronique. Il pourrait devenir une vigie, une centrale de données, un observatoire des prix, un registre de performance des acheteurs et des fournisseurs : le cerveau numérique de la commande publique tunisienne.

Simplifier, alerter, tenir les délais

La complexité administrative est une forme de brouillard. Elle ne frappe pas tout le monde avec la même intensité. Les grandes entreprises disposent de services juridiques, de directions financières et de conseils. Les PME avancent avec moins de moyens, moins de temps, moins de personnel. Chaque pièce inutile, chaque attestation redondante, chaque exigence déjà connue de l’administration devient pour elles une barrière silencieuse.

La simplification n’est donc pas une faveur, elle est une politique économique. Réduire les pièces à fournir, créer un dossier unique d’entreprise, permettre à l’administration de réutiliser les informations qu’elle détient déjà, harmoniser les formulaires, raccourcir les validations : ces gestes sobres peuvent rendre la concurrence plus vivante. Mais numériser la lourdeur ne la rend pas légère. Moderniser, ce n’est pas transposer l’ancien labyrinthe dans un écran, mais redessiner le parcours.

L’achat public a besoin d’yeux. L’alerte prix pourrait devenir un instrument de lucidité : comparer les offres retenues aux prix observés, repérer les écarts anormaux, identifier les marges opaques, documenter les achats récurrents. Dans un pays où chaque dinar public compte, l’administration ne peut plus acheter dans l’ombre des habitudes. Le prix d’un équipement, d’un logiciel ou d’un médicament appartient à une cartographie que TUNEPS pourrait construire.

Le respect des délais mérite la même fermeté. Un marché public n’est pas seulement un contrat, c’est une promesse faite au citoyen. Lorsqu’un délai glisse, une école attend, un hôpital diffère, une route se dégrade, une entreprise perd sa trésorerie. Le temps administratif a un coût économique et moral. Les délais d’attribution doivent être encadrés, les retards suivis, les fournisseurs sérieux valorisés.

Une feuille de route tunisienne

La Tunisie peut avancer avec méthode, sans brutalité, mais sans lenteur résignée. Première étape : consacrer le mieux-disant et le prix efficient comme doctrine centrale, dans les cahiers des charges, les grilles d’évaluation, la formation des commissions et le contrôle. Deuxième étape : alléger les dossiers, supprimer les pièces redondantes, généraliser le dossier unique et imposer une règle simple : ne jamais demander à une entreprise un document que l’État possède déjà.

Troisième étape : professionnaliser les acheteurs. Les marchés complexes devraient revenir aux structures dotées de compétences vérifiées ; les administrations moins outillées pourraient passer par des centrales, des groupements ou des unités spécialisées. Quatrième étape : organiser une mutualisation sélective. Les achats standards peuvent être regroupés pour obtenir de meilleurs prix, tandis que les marchés liés à l’économie locale doivent préserver l’accès des PME par l’allotissement et la segmentation intelligente.

Enfin, TUNEPS doit devenir un instrument stratégique : données de prix, mesure des délais, suivi des litiges, publication d’indicateurs, signalement des anomalies, certification des acheteurs, documentation des performances. Le contrôle doit mûrir : prévenir, orienter, alerter, comparer, au lieu de punir trop tard ou d’immobiliser trop tôt.

L’efficience comme horizon

La réforme de l’achat public n’est pas une affaire de formulaires, c’est une affaire de souveraineté, de confiance et de dignité administrative. Passer du prix le plus bas au prix efficient, c’est quitter une comptabilité frileuse pour rejoindre une économie du discernement. Un dinar bien dépensé vaut davantage qu’un dinar simplement retenu.

Au fond, il ne s’agit pas seulement de mieux acheter. Il s’agit de mieux gouverner. Dans chaque marché public se cache une certaine idée de l’État : un État qui hésite, qui empile, qui soupçonne et qui retarde ; ou un État qui sait, qui choisit, qui mesure et qui répond. L’expérience italienne rappelle que la commande publique peut devenir une école de rigueur et un levier de souveraineté. La Tunisie ne doit plus acheter au plus bas pour payer plus tard. Elle doit apprendre à acheter juste, à mesurer la valeur, à protéger le temps public comme elle protège l’argent public. Le mieux-disant doit devenir sa méthode, le prix efficient, son horizon.



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