Sans répit, sans le moindre signe de relâchement, la campagne électorale se poursuit, en prévision de la date fatidique du 6 juin prochain. Les deux listes en course conduites par Karim Helali et Kamel Senoussi y sont de plus en plus impliquées, redoublant de dynamisme, d’agressivité et d’offensives de séduction tout au long des tournées qu’elles ne cessent d’effectuer dans les régions. Et d’ici le début du silence électoral, le 3 juin, nul doute que les quatre coins de la République auront été touchés, voire investis pour espérer aimanter les voix des représentants des clubs. Ces derniers qui arbitreront les élections comme le veut la loi, n’ont jamais été, selon leurs dires, aussi fortement sollicités que ces jours-ci par des candidats ambitieux et, parfois même, carrément envahissants qui sont là, tout sourire, pour les combler de belles promesses et leur réserver des châteaux en Espagne ! Bref, tout le bla-bla-bla de coutume, en tant qu’accessoire essentiel du décor de toute campagne électorale. Le plus curieux est que chaque camp crie déjà victoire, en fanfaronnant qu’il aurait tout conquis et raflé, au terme de chaque tournée. La guerre psychologique, quoi.
Menace de report du scrutin ?
Alors que la campagne bat son plein, d’aucuns ont constaté, récemment, que la liste de Kamel Senoussi semble de plus en plus décidée à obtenir le report du scrutin du 6 juin, en intentant une affaire à la justice, sur la base de la non-éligibilité du chef de file de la liste concurrente, en l’occurrence Karim Helali, pour avoir accumulé plus de trois mandats. Or, la candidature de ce dernier a été officiellement retenue par la Haute commission indépendante des élections. Saisi de cette plainte, le Tribunal administratif n’a pas encore prononcé son verdict. Rappelons, pour la petite histoire, que ledit tribunal avait, par le passé, rejeté une plainte semblable présentée par le club de l’Ariana qui réclamait l’annulation pure et simple des élections de 2022. Motif du rejet : la non-spécialisation de cette instance juridique dans ce genre d’affaire qui relève plutôt de la compétence des tribunaux sportifs.
Mohsen ZRIBI
