Le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a annoncé ce lundi que chaque citoyen tunisien se verra attribuer, avant la fin de l’année en cours, un identifiant sanitaire national unique, dans le cadre de la numérisation du système de santé et de l’amélioration de la qualité des services fournis aux citoyens.
Il a précisé, lors d’une séance plénière au Conseil national des régions et des districts, que le ministère a attribué à ce jour plus de 15 000 identifiants sanitaires, ouvrant ainsi la voie à la mise en place d’un système numérique unifié permettant de centraliser les données de santé des citoyens et de faciliter le parcours de soins et la prise en charge des patients dans les différents établissements de santé.
Dans ce contexte, le ministre a évoqué le lancement prochain du portail national citoyen de santé « Notre Santé », qui constituera un espace numérique unifié et sécurisé permettant à chaque citoyen d’accéder à son dossier de santé électronique et de consulter ses différentes données de santé à l’aide de son identifiant sanitaire, garantissant ainsi la continuité du suivi médical et améliorant la coordination entre les différents acteurs du système de santé, tout en offrant les garanties nécessaires à la protection des données personnelles et de santé.
Ferjani a souligné que la numérisation ne vise pas à remplacer le médecin ou le personnel paramédical, mais constitue un outil soutenant leur travail, en rapprochant les services de santé, en réduisant l’impact des barrières géographiques, en accélérant la prise de décision médicale et en améliorant l’efficacité des interventions sanitaires.
En ce qui concerne le secteur pharmaceutique, le ministre a souligné que les médicaments constituent un élément essentiel de la sécurité nationale, dans la mesure où toute perturbation de leur approvisionnement se répercute directement sur la santé des citoyens et sur le fonctionnement du système de santé.
Il a précisé que le ministère oeuvre à renforcer la sécurité pharmaceutique en améliorant la gouvernance des achats et de la distribution, en assurant le suivi des stocks stratégiques, en soutenant la pharmacie centrale et en renforçant le rôle de l’Agence nationale des médicaments et des produits de santé.
Il a précisé que la numérisation contribuera également à améliorer la gestion du secteur pharmaceutique en fournissant des données précises sur les besoins réels des établissements de santé et en permettant de détecter rapidement toute pénurie potentielle de médicaments, ce qui permettra d’intervenir en temps utile.
Selon le ministre, le département s’emploie également à développer des systèmes de suivi et d’évaluation et à améliorer la gestion des ressources humaines et des équipements médicaux grâce à la numérisation des différents processus administratifs et à l’adoption de systèmes informatiques modernes couvrant la gestion des équipements, la formation à distance et un certain nombre de services sanitaires et administratifs.
Ferjani a souligné que le ministère est conscient de la nécessité d’améliorer la gouvernance et de surmonter les obstacles qui ont entravé la réalisation d’un certain nombre de projets sanitaires pendant des années, affirmant que des efforts sont déployés pour accélérer les procédures et renforcer le suivi sur le terrain et périodique des projets, en coordination avec les différentes structures de l’État.
En ce qui concerne les ressources humaines, le ministère de la Santé poursuit la mise en œuvre du programme de recrutements programmés portant sur 4 000 postes, a déclaré Farjani, précisant qu’environ 50 % de ce programme a été réalisé à ce jour, dans le cadre du renforcement des établissements de santé en personnel médical et paramédical.
