La protection des enfants menacés de décrochage scolaire, l’inclusion des élèves en situation de handicap, la composition et les missions du futur Conseil supérieur de l’éducation, ainsi que les projets en suspens et la maintenance des infrastructures scolaires ont été au centre d’une réunion organisée, ce jeudi, au Conseil national des régions et des districts (CNRD) par la Commission des services et du développement social avec des représentants du ministère de l’Éducation.
Dans leur présentation sur les politiques publiques de l’éducation dans le cadre du Plan de développement 2026-2030, les représentants du ministère de l’Éducation ont souligné que l’inclusion scolaire de plus de 12 mille élèves en situation de handicap, répartis sur plus de 1 700 établissements, constitue l’une des priorités du département, selon un communiqué publié sur la page officielle du CNRD.
« Cette démarche est menée en partenariat avec les ministères de la Santé et des Affaires sociales afin de garantir à ces élèves leur droit à l’éducation », lit-on de même source.
D’après les représentants du ministère de l’Éducation, 160 accompagnateurs ont été mis à la disposition de ces élèves grâce à la prise en charge du ministère des Affaires sociales.
Concernant la lutte contre le décrochage scolaire, les responsables ont fait état d’une baisse du nombre d’élèves ayant quitté l’école, grâce au renforcement de la sécurité au niveau local signalant qu’une stratégie fondée sur la prévention, l’anticipation, la protection, l’accompagnement et l’inclusion a été mise en place.
A cet effet, des cellules d’écoute, d’accompagnement pédagogique, de soutien social et psychologique ont été créées outre les aides matérielles et ce, en coordination avec plusieurs ministères et structures publiques.
La stratégie prévoit également la réintégration des décrocheurs à travers les écoles de la deuxième chance.
Parmi les principales priorités du secteur figurent aussi l’amélioration des performances éducatives, la révision du temps scolaire, le renforcement de la qualité de l’enseignement, la sécurisation des établissements, la modernisation de la gestion des services scolaires, l’amélioration des infrastructures, la révision de la carte scolaire, le développement des liens entre l’école et son environnement ainsi qu’une meilleure gouvernance des ressources humaines.
Au cours des débats, les députés ont soulevé plusieurs difficultés liées aux infrastructures et au manque d’enseignants dans les régions, appelant à accélérer la réforme du système éducatif.
