Consternation dans les milieux des supporters du Club Sportif Sfaxien à l’annonce par la Fédération Internationale de Football (FIFA) d’une nouvelle interdiction de recrutement pour non-paiement de deux amendes d’un montant global de 500 mille dinars, dues à deux ex-joueurs du club, Wadhahi Sghaïri et Adem Bellamine. Et là où le bât blesse, c’est que ces deux éléments n’ont pratiquement pas joué avec l’équipe sfaxienne, ce qui explique que leurs noms sont quasiment inconnus d’une large frange du public sfaxien.
Deux joueurs qui n’ont pas joué le moindre match
Renseignement pris, il s’est avéré que le premier, Wadhahi Sghaïri, a été recruté à titre de prêt d’un an au profit de l’équipe des Elites au cours de la saison 2022-2023. Le deuxième, Adem Bellamine est arrivé au CSS lors du mercato d’hiver de l’année 2024 où il a signé un contrat de 3 ans et demi. N’ayant pas réussi à s’imposer, il a vu son bail écourté (six mois seulement). En juin 2024, il a rejoint un club des Iles Féroé. Durant ce court passage au CSS, il n’a pas non plus disputé le moindre match officiel avec l’équipe «noir et blanc».
Le montant de chacune des deux amendes revenant aux deux bénéficiaires n’a, pour le moment, été révélé ni par la FIFA ni par le CSS. Mais logiquement, l’indemnité la plus importante devrait aller à Adem Bellamine du fait de la résiliation unilatérale de son contrat qui portait sur une longue durée (3 ans et demi).
Mauvaise gestion
On est donc devant un nouveau grand gâchis commis par d’anciens responsables du club qui ont fait signer des joueurs qui se sont avérés d’aucune utilité pour ensuite se séparer d’eux de manière abusive, plutôt que de chercher à parvenir, préalablement, à un compromis devant aboutir à une séparation à l’amiable. Ces joueurs se sont par la suite plaints à la FIFA pour finalement empocher gratis des sommes faramineuses, dépassant souvent plusieurs centaines de milliers de dinars. C’est justement ce genre d’erreurs au niveau des recrutements qui a fortement pénalisé le club. Saigné à blanc, celui-ci s’est vu contraint de payer d’interminables et de lourdes amendes. Le malheur, c’est que le CSS n’est pas encore au bout de ses peines puisqu’il lui reste encore d’autres litiges à régler, représentant un lourd fardeau qui pèse pas moins de six millions de dinars. En somme, une très mauvaise gestion tant au niveau des recrutements qu’à celui de la formation. Une gestion qui a eu pour conséquence d’entraver fortement la marche du club ayant fini par lui coûter de perdre une bonne partie de son rayonnement sur le double plan national et continental.
Heureusement que tout laisse à croire que les nouveaux responsables ont retenu la leçon des erreurs de leurs prédécesseurs. Maintenant que le mal est fait, le plus important est de sortir le club des sentiers battus où on l’avait engagé. Toutes les parties prenantes du CS Sfaxien sont appelées à s’investir, plus que jamais, pour la réussite d’une aussi difficile entreprise et à remettre, ainsi, une fois pour toutes, le club sur les rails pour qu’il puisse, enfin, voir le bout du tunnel.
Ameur KERKENNI
