Le secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique, Wael Chouchane a souligné jeudi, l’importance de la transition énergétique, affirmant que le défi principal réside actuellement dans l’accélération de la mise en œuvre des programmes et des projets et leur transformation en capacités effectives qui renforcent la sécurité énergétique au service de l’économie nationale.
Dans une allocution prononcée à l’occasion de la tenue de la quatrième édition du Salon international de la transition énergétique au siège de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat, (UTICA), Chouchane a précisé que les mutations que connaît le secteur de l’énergie à l’échelle mondiale, notamment les évolutions géopolitiques, les fluctuations des marchés de l’énergie et les pressions sur les chaînes d’approvisionnement, ont fait de la sécurité énergétique une priorité, confirmant ainsi que l’énergie représente, une question de souveraineté, et de sécurité économique.
Chouchane a rappelé, à ce propos, le travail accompli au cours de la période écoulée permettant d’élever progressivement la part des énergies renouvelables dans le mix de production d’électricité à environ 9% actuellement, contre environ 4% il y a deux ans.
Le secrétaire d’État a estimé que cette évolution constitue un résultat important qui confirme le début de la fructification du processus dans lequel s’est engagée la Tunisie, mais qu’elle reflète, en même temps, l’ampleur des efforts qu’il faut consentir et la vitesse qu’il faut adopter au cours de la prochaine étape.
Il a déclaré que la dernière saison estivale a confirmé de manière claire et pratique l’ampleur des défis auxquels fait face le système électrique et l’importance du facteur temps, ce qui nécessite, a-t-il estimé, de passer à une nouvelle étape axée sur l’accélération des différentes démarches à tous les niveaux.
Il a indiqué que la Tunisie dispose actuellement de nombreux projets à différents stades de préparation et de réalisation, insistant sur la nécessité d’œuvrer à les impulser au rythme le plus rapide.
Ces projets sont constitués, selon le responsable, en de grands projets d’énergies renouvelables, du régime des autorisations et de l’autoproduction, parallèlement au développement du réseau électrique, à l’accélération des projets de stockage, à la promotion de l’efficacité énergétique et à la poursuite du développement de l’interconnexion électrique.
Chouchane a affirmé que ces différents facteurs sont indissociables et que la hausse de la part des énergies renouvelables impose, en contrepartie, le développement d’un réseau électrique plus flexible, ainsi que la fourniture de capacités de stockage et de systèmes plus intelligents pour la gestion et la prévision.
Il a souligné, dans ce contexte, que l’objectif est, non seulement, l’ajout de nouvelles capacités de production d’électricité, mais plutôt bâtir un système électrique plus puissant, plus flexible et plus apte à répondre aux besoins du pays.
Le secrétaire d’État a fait remarquer que la réalisation de cette mutation requiert la participation de différentes parties, estimant que l’accélération relève de la responsabilité de l’État et des entreprises publiques, ainsi que de la responsabilité du secteur privé, des institutions financières, des investisseurs, des professionnels et des compétences nationales.
