L’amélioration de la situation financière des enseignants contractuels de l’éducation des adultes passera par la mise en place d’un régime de rémunération spécifique, et non par leur assimilation au corps des enseignants de l’éducation sociale, a indiqué la Présidence du gouvernement en réponse à des questions écrites des députés Hassen Jarboui et Asma Derouiche (ARP).
Cette orientation s’explique par les difficultés techniques liées à une assimilation directe aux grades de l’éducation sociale, compte tenu de l’hétérogénéité des profils des intervenants, notamment en termes d’âge, de niveau d’instruction et de spécialité. Afin de répondre à leurs revendications sur le plan financier, le décret n° 2024-544 du 7 novembre 2024 a été adopté pour réviser le régime de rémunération des agents contractuels relevant du ministère des Affaires sociales.
Cette réponse gouvernementale fait suite aux interpellations des parlementaires, qui réclament la régularisation de la situation administrative des enseignants contractuels et leur intégration dans la fonction publique, afin de leur assurer une plus grande stabilité professionnelle et de garantir leurs droits.
Le Programme national d’éducation des adultes, placé sous la tutelle du Centre national d’éducation des adultes (CNEA), mobilise plus de 845 contractuels et 114 agents titulaires, répartis sur 945 centres à travers le pays.
Le programme vise à moderniser les approches pédagogiques en privilégiant l’apprentissage tout au long de la vie, le développement des compétences pratiques et l’autonomisation socio-économique des bénéficiaires. Ces efforts s’inscrivent dans un contexte marqué par la persistance de l’analphabétisme en Tunisie, dont le taux s’élève à 17,3 %, selon les données de l’Institut national de la statistique (INS).
