A quelque trois semaines des élections de la Fédération Tunisienne de Handball (FTHB), et alors que la campagne électorale bat déjà son plein, la question la plus brûlante du moment concerne le nombre de mandats autorisé aux candidats par le ministère de la Jeunesse et des Sports. L’on sait que ce dernier a annoncé, au mois d’octobre 2024, avoir limité ce nombre à trois, et pas au-delà et cela, dans l’attente de l’adoption et de la publication officielles du nouveau projet de restructuration des fédérations sportives lancé par ledit ministère. Et comme ce projet traînait et traîne d’ailleurs à nos jours entre les bureaux du gouvernement et de l’Assemblée des représentants du peuple, et dans le but de ne pas perturber la marche des fédérations, le ministère de la Jeunesse et des Sports a, dans un communiqué en date du 3 juin 2025, autorisé ces structures à tenir leurs assemblées générales électives conformément à leurs règlements intérieurs. Du coup, le communiqué du mois d’octobre 2024 n’est plus de rigueur. La preuve est que plusieurs fédérations (judo, tir, basket-ball…) se basant sur ce dernier communiqué ont alors tenu leurs élections qui ont vu, faut-il le souligner, des candidats élus pour plus de trois mandats. Dès lors, et jusqu’à nouvel ordre, on peut dire que le scrutin du 6 juin prochain de la FTHB est sauvé pour ceux parmi les candidats qui affichent trois mandats ou plus dans leur parcours.
Le cas du basket : une exception
Certains pourraient évoquer le cas de Ali Benzarti, ex-président de la Fédération Tunisienne de Basketball (FTBB) qui aurait été viré pour avoir prétendument accumulé plus de quatre mandats. Eh bien, c’est faux, car ledit responsable a, en réalité, payé les frais de la dissolution de son bureau fédéral, suite à une décision juridique prise alors par le ministère de la Jeunesse et des Sports. D’ailleurs, son successeur à la tête de cette fédération a pu gagner ensuite les élections, bien que comptant trois mandats à son actif.
Mohsen ZRIBI
